Astrologie amérindienne de la part de Crakte Iyo Ctana

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Astrologie amérindienne de la part de Crakte Iyo Ctana

Message  Romance le Mer 28 Mar - 12:59

ASTROLOGIE AMERINDIENNE :


L’astrologie amérindienne, ou encore Roue de la vie, n’a pas pour but d’être prévisionnelle, c’est une astrologie shamanique, destinée à conseiller et à mieux vivre, à rester en accord avec la nature et surtout sa nature.
Les « peaux-rouges », loin des clichés hollywoodiens, étaient un peuple comme un autre, pas plus violent, peut-être même plus sage puisque l’implantation des différentes tribus sur de vastes terres empêchait de réels conflits territoriaux et permettait de canaliser les forces humaines, non dans la recherche de ressources matérielles, mais dans celles de ressources spirituelles.
Nous allons voir que si leur vision du monde était différente de la nôtre, leur astrologie (permettant souvent de jauger l’évolution d’une civilisation à un moment donné) était empreinte d’une grande sagesse qui éclairera sans doute notre propre connaissance d’un jour nouveau puisque les signes de ces deux zodiaques peuvent être facilement comparés. Et vous, quel est votre animal totem ?

Initiation à l’astrologie amérindienne

Les indiens répartis sur l’Amérique du Nord partageaient un certains nombres de vues communes, un patrimoine spirituel unique qui les poussaient à croire que toute chose avait une âme. Ce principe se nomme animisme et peut être considéré comme la forme primordiale non seulement de la foi mais de toute astrologie puisqu’elle pose le principe que tous les éléments de l’univers sont liés et interagissent les uns sur les autres.
Leur croyance était que le monde était principalement formé par des vibrations (lumineuses ou sonores), pénétrant et donnant une réalité à toute chose. Cela au final n’a guère était démenti par la physique moléculaire qui, par une voie scientifique, nous dit à peu près la même chose, c'est-à-dire qu’un nombre limité de molécules sont présentes partout et forme notre réalité tangible. Ces molécules émettent en effet des vibrations, des ondes qui peuvent être ou non perceptibles aux sens humains (les infrarouges et les ultrasons par exemple échappent à nos sens).
On constatera au passage la puissance de l’observation et de la connaissance intuitive qui, probablement depuis au moins 3000 ans avaient posé les principes de base qui seraient « redécouvert » plus tard par la science.
Les indiens, fins scrutateurs des lois naturelles, avaient donc aussi remarqué ce qui peut apparaître comme une évidence une fois dit mais qui pourtant échappe sans doute à la plupart des gens : dans la nature sauvage, la ligne droite n’existe pas. Tout est courbe et rond, vallon et sinuosité. L’univers tout entier est une concentration de cercle, d’ovales, d’ovoïdes, de crêt…mais nulle part n’apparaît la ligne droite qui définit donc seulement celui qui la conçoit. C'est-à-dire l’homme.
Si l’univers est un cercle, il est légitime de le reproduire ainsi, imitant d’ailleurs au passage la rotondité de la Lune, le vol écliptique des oiseaux, le territoire circulaire des animaux (et oui !). D’ailleurs cette règle consistant à respecter « la forme de la nature » se retrouve dans les tipis (architecture) comme dans les rondes (rites sociaux).
Cette roue, tracée sur le sol, dans la terre, est « la roue de la vie ». C’est aussi la signification étymologique de « zodiaque » car il n’y pas de coïncidence quoi que veuillent en dire les hyper-rationalistes.
Cette roue primordiale va être divisée en lignes droites, verticales et horizontales, représentant l’insertion de l’élément humain dans l’univers. Et c’est tout naturellement que ces lignes seront disposées selon les quatre points cardinaux d’abord, puis selon les quatre points intermédiaires en découlant. Cela nous donne une roue scindée en huit parts égales. On dit cette disposition « système octogonal » et ce système a été celui de toutes les astrologies primitives, de la chine à la Mésopotamie en passant par les peuples celtes et…les indiens d’Amérique.
Toutefois, un peu partout (et sans doute de façon concomitante), les sages s’aperçurent, par un biais ou un autre, que ce système en Huit pouvait être amélioré en ajoutant une grande croix dont les branches verticales et horizontales amenaient à une division en 12 parts, autrement dit un système duodécimale. Chez les indiens, l’ajout de ces 4 parts correspond tout simplement à la prise en contre des 4 solstices et donc au respect du rythme des saisons.
La roue amérindienne peut donc, au final, être ainsi représentée :

http://www.badwaresite.www/moe/up/1283674157.jpg

Dans notre astrologie, chaque portion de la roue fut baptisée selon une constellation (et peu importe que ces constellations aient bougé depuis, il faut bien comprendre qu’il ne s’agit que de noms et ne pas confondre le fond et la forme mais c’est un autre débat).
Dans l’astrologie indienne, chaque portion est reliée à un animal totem, une sorte d’horoscope de la nature. Nous avons observé les astres, ils observèrent la vie mais les résultats sont pourtant sensiblement similaires.

Précisons enfin qu’on comprendra donc que le terme «d’astrologie amérindienne » est en fait impropre puisque la roue shamanique ne repose pas sur des éléments planétaires. C’est donc par commodité qu’on l’appellera ainsi. Ainsi, pour vous répérer plus facilement, nous avons pris le parti d'associer chaque animal totem au signe du Zodiaque lui correspondant aboutissant à la liste suivante (bientôt complétée) :


Le Faucon et le Bélier

Le Castor et le Taureau

Le Cerf et les Gémeaux

Le Pivert et le Cancer

Le Saumon et le Lion

L' Ours et la Vierge

Le Corbeau et la Balance

Le Serpent et le Scorpion

La Chouette et le Sagittaire

L' Oie et le Capricorne

La Loutre et le Verseau

Le Loup et les Poissons



Le Faucon et le Bélier :

Le symbole animal du Faucon est le premier esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au début du Printemps et à notre signe astrologique occidental du Bélier auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique. Ainsi, si vous êtes né entre le 21 Mars et le 21 Avril, votre animal protecteur est le Faucon.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit tutélaire et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. L’œil et la griffe de la providence
Le Faucon voit tout de très loin et de très haut, il est celui par qui arrive la Providence car il est à la fois ses yeux et sa griffe quand il s’abat sur une proie.
Les natifs sont les instruments du destin et leur libre-arbitre n’est qu’apparent tant qu’ils n’ont pas appris la modération car c’est par le biais de leur impulsivité qu’ils sont l’instrument de la providence et c’est en réfléchissant davantage, en tempérant leurs instincts et en prenant davantage les autres en considération qu’ils parviendront à une vraie autonomie.
Evolué, le Faucon est l’oiseau de feu, le messager entre le ciel et la terre, celui qui est capable de transmettre la loi céleste aux hommes. Il devient alors Horus, le dieu soleil égyptiens à tête de Faucon.
Les indiens Zuni l’associent au Zénith : le soleil est alors tout autant bienfaiteur parce que porteur de la pleine lumière que nuisible parce qu’il brûle alors facilement la peau, c’est la double tendance du Faucon : guide spirituel ou instrument de destruction.
En alchimie, le Faucon ou l’aigle dévorant le Lion est le symbole de l’affranchissement de la pesanteur, de l’envolée de l’âme. Par l’association du Faucon à notre signe du Bélier, on peut décrypter ici un message limpide : le dynamisme et l’énergie, pour devenir spirituelle, doivent en premier lieu détruire l’Ego et le goût du plaisir terrestre propre au Lion.
Physiquement, la personne Faucon est marquée par un corps d’apparence légère mais tout en muscle qui prédispose au sport alliant force, réflexe et souplesse. Le regard est perçant, acéré et le nez aquilin.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Actif, violent, impétueux, entreprenant, courageux, égoïste, impatient, arrogant, éveillé, passionné, romanesque, possessif, jaloux.

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Saumon et Hibou

Conseil du Shaman

Le bonheur vient du partage et individualité ne veut pas dire égoïsme. Apprenez à ne plus simplement chasser pour vous : fonder une famille sera un grand bienfait pour vous car vous mettrez votre extraordinaire dynamisme au service d’autrui.



Le Castor et le Taureau :

Le symbole animal du Castor est le second esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au milieu du Printemps et à notre signe astrologique occidental du Taureau auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. La force de changement et d’inertie
Au positif, le castor est un bâtisseur qui a un réel pouvoir pour modifier concrètement son environnement, changer le cours des choses et de la vie.
Il a la capacité de transformer l’idée et le désir en réalité. C’est un travailleur acharné et il est étonnant de voir combien un animal de son gabarit peut modifier en profondeur son espace vital en seulement quelques jours.
Toutefois, s’il va trop loin dans sa volonté de recomposer la nature, il finit par s’accaparer, pour son seul usage, les richesses du monde et il modifie alors l’équilibre subtil de l’univers par une trop grande tendance à accumuler.
De plus, il peut finir par piller, appauvrir son environnement à force de la concentrer sur ses seuls besoins.
Le castor, parce qu’il forme un couple pour la vie est un modèle de fidélité et de stabilité. C’est un parent attentif et la force Castor pousse à l’unité familiale, à la sécurité et au confort domestique (les barrages qu’il construit sont de vraies « villa » dotée de plusieurs pièces et de plusieurs entrées). C’est une nature paisible, profondément non belliqueuse.
Signalons un fait moins connu : pendant tout le Moyen-Âge et du fait des premières observations maladroites faites au sujet de l’animal, le castor, précisément à cause de sa queue plate (castor a bien la même étymologie que castré) fut réputé comme un exemple de chasteté : c’est là une métaphore collective sur la maîtrise possible de la sensualité que l’on retrouve dans notre astrologie avec l’axe Taureau/Scorpion.
L’autre caractéristique marquante du Castor est bien sûr son impressionnante dentition qui rappelle l’oralité Taureau : la bouche, symbole de ce qu’on absorbe, de ce qu’on assimile se retrouve en exergue.
Enfin, le castor semble disposé d’un don inné pour apaiser, calmer et soigner puisqu’il est le seul animal sur terre dont le sang contient, à l’état naturel, le principe actif de l’aspirine.
Physiquement, la personne marquée par le Castor est trapue, bien en chair et le bas du visage comme le cou sont prédominant. La graisse s’accumule facilement dans les tissus, la mâchoire et les bras sont puissants.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Résolu, débrouillard, entêté, méthodique, sensible, travailleur, volontaire, possessif, rigide, entêté, exigeant, séducteur, dominateur.

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Le Pivert, l’Ours et l’Oie.

Conseil du Shaman

Attention de ne pas confondre sentiment et possession et laissez aux autres un espace vital suffisamment grand pour ne pas les étouffer, vous pouvez détourner l’eau mais pas le cœur.



Le Cerf et les Gémeaux :

Le symbole animal du Cerf est le troisième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond à la fin du Printemps et à notre signe astrologique occidental des Gémeaux auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


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Re: Astrologie amérindienne de la part de Crakte Iyo Ctana

Message  Romance le Mer 28 Mar - 13:00

I. Apparences et profondeurs
En Egypte comme en Chine, le cerf symbolise la longue vie, ce qui ne manquera pas de nous rappeler l’éternelle jeunesse attribuée à nos Gémeaux. La sagesse populaire égyptienne souligne toutefois que c’est un animal vaniteux (qui arbore fièrement ses andouillets) qu’il est possible de manipuler en jouant sur sa fatuité.
Le brame du Cerf en fait un animal bavard et extraverti qui crie ses envies à la ronde et manque de pudeur et de discrétion. La grande différence entre le caractère pacifique des femelles et hargneux des males souligne son caractère équivoque, double.
C’est un animal vivant en harde, profondément grégaire et sociable qui ne se retire du groupe que pour mourir. Ses mœurs sexuelles débridées le font souvent voir comme un animal peu fidèle quoi que cette image doivent être nuancée : le côté volage de l’animal devant sans doute plus être interprété sur le plan idéologique (difficulté aux engagements sincères et à la persévérance) que sentimental.
C’est dans son aspect féminin et Yin, celui de la Biche, que le Cerf développe ses qualités les plus probantes car il a besoin de davantage pencher vers l’intuition et la réceptivité, d’être plus à l’écoute des autres comme de lui-même pour que sa nature virevoltante s’équilibre.
Dans le bouddhisme, la biche représente la béatitude spirituelle (elle vint prêt de Bouddha pendant qu’il enseignait) car une fois tempéré, le Cerf, par sa grande capacité d’écoute et de transmission peut atteindre la sérénité de l’esprit.
Dans les 12 travaux d’Hercule, la biche représente l’opposition de la grâce et de l’agilité, de la finesse et de la vivacité à la Force, à l’héroïsme, à un excès de confiance en soi. Cela évoque l’axe Gémeaux/Sagittaire dans lequel les valeurs Gémeaux peuvent apporter la légèreté et la subtilité qui manque parfois aux Sagittaires. De plus, cette biche mythologique ayant des sabots d’airain, elle indique un ancrage profond dans la réalité, le concret : si l’esprit est vif et léger, cela ne doit pas empêcher de garder du réalisme et du pragmatisme.
On retrouve d’ailleurs cette idée de quête de la sagesse, de l’apaisement de l’esprit chez les celtes où une légende raconte qu’un chasseur poursuivit la même biche toute sa vie et finit par trouver la sagesse grâce aux multiples expériences qu’il connut sur le chemin.
Physiquement, la personne marquée par le Cerf a un corps nerveux, vif, prompt aux sauts et à la course. Le haut du visage (le crâne où se place la ramure) est souvent dominant, large et haut. Le regard est pétillant, les membres fins.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Vif, alerte, bavard, d’humeur inégale, sensible, sociable, superficiel, agité, paresseux, versatile, infidèle.

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Le Corbeau et la Loutre

Conseil du Shaman

L’impatience vous empêche d’accomplir tout ce dont vous êtes capables, disciplinez-vous, dominez vos sautes d’humeur afin d’augmenter vos chances. Evitez de courir deux biches à la fois, vos chances de connaître l'amour n'en seront que meilleures.



Le Pivert et le Cancer :

Le symbole animal du Pivert est le quatrième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au début de l’été et à notre signe astrologique occidental du Cancer auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Terre natale et Relais de la vie
Les piverts joueraient un rôle de premier plan dans les forêts, en favorisant la décomposition des arbres morts. Cela grâce à des champignons qu'ils promènent dans leur bec. Ceci est intéressant à plus d’un titre : le pivert, parce qu’il permet la multiplication des champignons participe à l’équilibre et au renouvellement de son environnement : il a donc un rôle de pourvoyeur de vie, de lutte contre la mort qui s’apparente fort au principe lunaire écologique avec la croissance des plantes (des champignons et moisissures notamment) en fonction de la croissance de l’astre de nuit.
Le pivert est un oiseau dit « indigène » car il peuple les mêmes régions depuis des centaines d’année, n’a jamais tenté d’essaimer son espèce ailleurs et n’est pas un oiseau migrateur : c’est ici un bon symbole d’attachement à la terre natale, de fidélité au foyer, aux racines, au passé.
Relevons que cet oiseau vole peu, passant l’essentiel de son temps au sol ou sur les troncs afin de chercher les petits insectes dont il se nourrit : il passe en fait son temps à manger (mise en exergue de la question de l’alimentation) et essaie de réduire son activité, et ses dépenses énergétiques, au minimum : ce qui peut paraître de la paresse est simplement une économie de ses forces qui ne sont pas extraordinaires (le pivert se fatigue vite quand il vole et il plane d’ailleurs plus qu’il ne bat des aîles).
Notons que sa période de nidification est entre fin Avril et Juillet, c'est-à-dire en grande partie dans la période que couvre le signe éponyme et le signe du Cancer. Ces nids étant solide (stabilité du foyer), ils sont souvent ensuite utilisés plusieurs années de suite par d’autres oiseaux, comme les sansonnets (hospitalité).
Le rôle du Pivert semble donc bien d’être celui qui entretient, régénère et partage son environnement natal.
Physiquement, la personne marquée par le signe du Pivert sera en général de petite taille, assez rondelet avec une prédominance de la bouche, souvent assez large. La couleur de sa peau, de ses yeux et de ses cheveux seront souvent très harmonieux.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Emotif, sensible, protecteur, maternel, romantique, tendre, économe, lunatique, gourmand.

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Le Serpent, le Loup ou le Castor.

Conseil du Shaman

Il faut apprendre à vivre au jour le jour et ne pas confondre sentiment et assouvissement des besoins, vous résoudrez ainsi vos angoisses.



Le Saumon et le Lion :

Le symbole animal du Saumon est le cinquième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au milieu de l’été et à notre signe astrologique occidental du Lion auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Fertilité et spiritualité naissante
A quel père héroïque que voici, acceptant de se sacrifier corps et âmes (au sens propre et figuré) pour que sa progéniture, son œuvre voit le jour !
Le saumon est courageux, admirable et il accepte volontiers de sacrifier sa vie pour celles de ses enfants. Mais au fond, sa motivation ne serait-elle issu de la peur de mourir sans avoir perpétuer son patrimoine, sans avoir laisser de trace. On aboutit ainsi à un bien joli paradoxe consistant à aller au bout de ses forces, au bout de soi-même pour, « jusqu’à la mort » pour se sentir…vivre !
Et puis, quelle est cette drôle d’idée, cette étrange obstination à retourner contre vent et marée sur le lieu de sa propre enfance ? Ne doit-on pas ici voir un attachement excessif, morbide, à ses ascendants entraînant le danger de la fixité, de l’entêtement ?
Le Saumon, c’est aussi le symbole fort de la créativité souveraine, de l’abondance gestative. D’ailleurs, cette idée d’abondance, on la retrouve chez les peuples nordiques chez qui le saumon était le fondement de l’alimentation carnée.
L’idée d’enfantement, de fertilité est plus directement abordé dans l’histoire de Tuan mac Cairill qui, transformé en Saumon et mangé par une reine, donnera un héritier au trône.
En Irlande, le Saumon est significateur d’illumination et peuple les fontaines de sagesse dont l’eau rend clairvoyant et même omniscient car le saumon, pour peu qu’il sache se détourner de ses aveuglements (et se tenir tranquille dans un « bassin d’eau ») est directement relié aux Dieux, à la Conscience universelle. Il est pour cela, notamment dans le mythe d’Eithne, une nourriture spirituelle de choix, une source d’illumination. C’est la fonction de Guide spirituel qui échoit au Saumon. On la retrouve d’ailleurs, toujours en Irlande, dans la légende de Curoi Mac Daere, le dieu des enfers qui cache son âme dans l’estomac d’un Saumon.
Le saumon celte appartient aux deux mondes : Le saumon sacré remontant à la source de toute chose, aux initia, est le symbole du niveau d'initiation le plus élevé.
Les tribus de la côte nord-ouest de l'Amérique du nord se croyaient apparentées au saumon sur le plan spirituel : Les saumons étaient les âmes non incarnées. Aussi, quand ils mangeaient du Saumon, ils communiaient avec « le plan de l’âme », ce qui nous donne encore cette idée d’initiation, de capacité à jongler entre les mondes du spirituel et du terrestre.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Fier, énergique, confiant, enthousiaste, passionné, généreux de sa personne, héroïque, insatiable, entêté, extrémiste, exigeant.

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Hibou et Faucon.

Conseil du Shaman

En acquérant plus de souplesse et en étant moins exigeant de votre personne et de celle des autres, moins absolu, vous parviendrez sans doute à remonter et à redescendre la rivière sans y perdre toutes vos forces.



L'Ours et la Vierge :

Le symbole animal de l’Ours est le sixième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond à la fin de l’été et à notre signe astrologique occidental de la Vierge à laquelle il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Le contrôle des instincts
Représentant par excellence des symboles très contradictoires, l’ours est tantôt vu comme une bête féroce, tantôt comme le doux compagnon des enfants. Alors, ours sauvage ou ours aimant ?
Les amérindiens le voyaient comme un être de pondération, de juste milieu précisément car l’ourse a une faculté rare qui n’avait pas échappé aux observations chamaniques : Si la saison était mauvaise, si les conditions extérieures n’étaient pas réunies (abondance, possibilité de faire des réserves), Maman ourse, très raisonnablement, diffère la gestation de ses petits et attend des jours meilleurs.
Car l’ours est avant tout un pragmatique sachant faire preuve de patience s’il le faut, sachant aussi profiter au mieux des richesses à sa disposition, sans les gâcher ni les sous-estimer.
Dans beaucoup de peuples chamaniques, l'Ours joue un rôle dans les cérémonies d'initiation. Chez les Indiens Pomo par exemple (Californie), c'est lui qui « tue » les candidats à l'initiation afin de les faire s’éveiller à un nouveau stade de conscience. L’ours doit donc aussi être considéré comme celui qui initie.
Les gaulois l’associèrent non sans raison à Artio, déesse de la prospérité terrienne car non seulement l’ours possède une physiologie lui permettant de faire des réserves (caractère prudent et prévoyant) mais l’ours ne daigne mettre le nez dehors qu’au retour des beaux jours, quand la nature est riche et florissante (La vierge en analogie représente quant à elle le temps des moissons), le reste du temps, il hiberne...(économie de ses forces et ressources).
Les celtes comme les chinois voient en lui un guerrier farouche doué d’une redoutable intelligence stratégique : volonté, maîtrise nerveuse et esprit méthodique. C'est un animal violent, symbole de la force primitive et de la sauvagerie. Mais il peut être apprivoisé, et, en cela, il symbolise les forces élémentaires capables d'évoluer progressivement. Notons que le mot Ours en celte, Artos, se retrouve dans le nom d'Arthur (Artoris), le souverain de légende représentant si bien « la maîtrise et la juste utilisation de la force ».
Dans la mythologie grecque il accompagne Artémis et représente le passage d’un état à un autre puisque Artemis se présente sous cette forme quand elle assiste aux rites initiatiques.
L’ours est donc surtout le symbole de la transition entre la pulsion animale et la maîtrise humaine.
Une légende venue d’Egypte se répandit à travers toute l’Europe : l’ourson est une créature naissant informe et inachevée et c’est les coups de langue de sa mère qui finissent de le façonner, qui lui donnent forme. Métaphore de la volonté et de l’amour transformant l’informe et la matière brute en un être à part entière. L’expression « Être un ours mal léché » (désignant une personne rude et brutale) n’a pas d’autre origine. D’ailleurs, les alchimistes, en rapport avec cette croyance, firent de l’Ours le symbole de l’œuvre au noir, premier stade où tout est encore chaos appelé pourtant à se sublimer.
Toujours en droite lignée de ce qui précède, Jung attribue aux rêves d’Ours une valeur d’inconscient qui doit être travaillé : on doit dépasser la primarité bourrue du stade de l’ours.
On notera également la fascination de l’ours sur l’homme du fait qu’il est un animal capable de se tenir debout.
D’ailleurs, avant le XIIème siècle (et sous l’influence chrétienne), l’ours est considéré un peu partout (Celtes, germains, slaves) comme le roi des animaux (Il y a peu de lions en Europe…) et le lointain ancêtre de l’homme avec qui il partage la verticalité, l’usage de ses « mains », le goût immodéré pour le miel. Pline raconte que certaines femmes s’accouplent à des ours et au-delà du mythe, il faut bien y voir la profonde hominisation de l’animal. C’est d’ailleurs parce que l’Eglise redoute cette assimilation du plantigrade à un stade sauvage de l’homme (qu’elle nie) qu’elle fera tout pour détrôner ce dernier au profit du lion.
Bref, l’ours est le symbole par excellence de la maîtrise des instincts et de la bestialité. Il est donc celui qui prépare la paix en corrigeant en premier lieu ses propres excès, ce qui est aussi le cas de la Vierge.

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Re: Astrologie amérindienne de la part de Crakte Iyo Ctana

Message  Romance le Mer 28 Mar - 13:02

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Discret, pragmatique, intelligent, méticuleux, patient, sachant ménager ses forces, bon parent, modeste malgré sa force, solitaire, nerveux, irascible, reclus, routinier, taciturne, territorial.

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Oie et Castor.

Conseil du Shaman

Votre besoin de stabilité et de repères pourrait bien entraîner votre perte : sachez partir à l’aventure et libérez vos émotions, la création d’une famille pourra vous y aider car vous avez toutes les qualités requises, c’est en mettant vos qualités au service d’autrui que vous vous libérerez de votre peur et cesserez d’être un solitaire.



Le Corbeau et la Balance :

Le symbole animal du Corbeau est le septième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au début de l’automne et à notre signe astrologique occidental de la Balance à laquelle il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Communication et naissance de l’esprit
Le corbeau est un animal bavard, pour ne pas dire criard, chez qui on n’a recensé pas moins de 30 vocalises (et un don d’imitateur) lui permettant une réelle communication au sein du groupe. Ce groupe, dispersé dans la journée est surtout observable au crépuscule lors de sorte de « réunion », de « débriefing » où on peut assisté à un curieux spectacle : la troupe réunie au complet « discutent » (langage articulé et gestuel) et chaque individu semble raconter ses péripéties, faire un compte rendu de sa journée. Le corbeau, comme la balance, sont donc avant tout des communicants.
Espèce très intelligente, capable de trouver rapidement des solutions à de nouveaux problèmes, le corbeau n’est pas un chasseur et se contente en général de se nourrir de ce qu’il trouve (c’est un omnivore pouvant jouer les charognards) sans chercher la bagarre avec ses rivaux de la chaîne alimentaire.(caractère pacifique, accommodant et rationnel)
Les corbeaux sont monogames et forme un couple solide pour la vie après une complexe parade nuptiale. (Importance du couple).
Ces informations ornithologiques données, on comprendra mieux le symbolisme de l’oiseau à travers les cultures tout en notant en préambule que sa mauvaise réputation en Europe est fort récente et correspond une fois de plus à l’influence chrétienne sur tout les symboles animaux considérés comme païen.
Dans les tribus amérindiennes, le corbeau est un être primordiale dont la mission est d’organiser et civiliser le monde.
En orient, il représente la gratitude et la générosité car il est un des seuls volatiles dont les enfants peuvent nourrir les parents vieillissant puisque la cellule familiale reste groupée et solidaire.
En chine, le corbeau à trois pattes est une représentation impériale de la course du soleil et du pouvoir divin redistribué sur terre : le rôle du corbeau est celui d’un intermédiaire qui sait transmettre la connaissance et utilise avec justice et impartialité les forces célestes.
Son symbolisme dans la Grèce antique est d’ailleurs fort proche : Messager d’Apollon capable de livrer des prophétie à l’homme (comme en situant l’emplacement de l’Omphalos de Delphes). Toutefois, les légendes mythologiques insistent aussi sur ses travers : il doit sa couleur noir à une malédiction d’Apollon, lassé par ses bavardage et son indiscrétion puis est transformé en constellation pour le punir de s’être attardé dans une mission urgente (on met ici en exergue son côté tête en l’air).
On retrouve dans la mythologie celte l’aspect prophétique du Corbeau à travers les figures de Hugin et Munin, deux volatiles au service d’Odin dont le premier est Esprit (et capable de prédire l’avenir) tandis que le second est Mémoire (et capable de voir le passé). C’est ici la fonction cérébral du Corbeau qu’il faut relever : c’est en alliant raison et expérience, esprit et mémoire, que l’homme peut évoluer et devenir divin.
Comme tous les oiseaux mais plus encore, le corbeau est aussi le symbole de la liberté, de la légèreté.
Il est intéressant de mettre les duos opposés Bélier/Balance et Faucon/Corbeau en parallèle : le faucon solitaire, intrépide chasseur hésite encore entre destruction et initiation tandis qu’à l’opposé le corbeau semble avoir découvert les vertus du pacifisme, de l’harmonie de groupe et d’une révélation mentalisée.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Sociable mais querelleur, grégaire et coopératif, solidaire, indécis, tête en l’air, raffiné, crédule, charmeur, dépendant, bavard, adaptable, crâne, indiscret, civilisé.

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La Loutre et le Cerf.

Conseil du Shaman

Bavarder, parader, impressionner et faire des conciliabules est une bonne chose mais qu’arrivera-t-il si le sort vous isole ? Cultivez votre indépendance, vous ne vous en porterez que mieux en période de disette !

Le Serpent et le Scorpion :

Le symbole animal du Serpent est le huitième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au milieu de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Scorpion auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Mutation et renouvellement
Le serpent est le symbole même de la mutation et de la régénération : sans cesse différent, toujours le même, il a régulièrement besoin de changer de peau pour poursuivre sa vie et rien qu’en cela, il est en parfaire analogie avec la maison VIII (reliée elle-même au Scorpion) qui nous parle des grandes transformations personnelles et des grandes crises existentielles.

Le Serpent, présent partout dans le monde sous des formes très différentes, peuplant la terre comme les plans d’eau, a toujours fasciné l’humanité.
Car le serpent a en lui ce pouvoir, celui de subjuguer l’homme (ou la femme) grâce à son charisme inquiétant, son regard impénétrable et mystérieux, cette impression de ne pas tout à faire appartenir à notre monde.

En Egypte antique, le serpent était intimement associé à la religion et aux grands mystères de la vie. Le serpent fut vénéré sous différents avatars divins.
Dans le mythe de la création héliopolitaine, le serpent (cobra) protège les dieux et les rois contre les puissances des ténèbres et du chaos : étant lui-même relié aux ténèbres, il est un intermédiaire privilégié.
D’un autre côté, Apophis est l’ennemi serpentin du dieu solaire Râ et incarne la menace continue de désordre pour le monde organisé.
Les deux idées se complètent donc pour faire du Serpent l’animal totémique « entre les mondes » et, de fait, celui étant le plus apte à maintenir l’équilibre entre destruction et construction, entre vie et mort (cette analogie rejoignant à nouveau la maison VIII).
D’ailleurs la figure de l’Ouroboros (le serpent avalant sa propre queue) est l’emblème du monde, de la perpétuelle rénovation de la nature qui meurt, renaît en un système clos autant que parfait où la pourriture et la mort permettent les nouvelles germes et la vie...
Un passage du Livre des Morts enseigne : « L’âme pénétrera dans le corps du serpent par la queue, qui est dirigée du côté des ténèbres et sortira par sa gueule, qui est toujours du côté de la lumière ». C’est ici une allusion à peine voilée à la réincarnation et au cycle de la vie et de la mort, de la nuit et du jour.

En inde comme dans les croyances celtes, le serpent est un animal chtonien, souterrain et il est protecteur des trésors, des richesses de la terre. Ce rôle matérialiste, notons le, est aussi échu au Scorpion de notre astrologie, auquel sourit souvent la richesse à condition qu’il sache la redistribuer. Cela souligne aussi le rôle fécondateur qui échoit aux deux animaux totémiques car la terre et les animaux qui la fouissent, la creusent, la travaille est universellement le symbole de la matrice dans laquelle la vie (encore brute) évolue.

La figure du serpent, de tout temps et dans toutes les cultures jusqu’à l’interprétation des rêves modernes, est d’ailleurs extrêmement phallique. Le serpent représente le pénis et donc l’énergie sexuelle à travers la sexualité elle-même mais aussi le pouvoir sexuel qui peut se traduire par un fort magnétisme (ascendance et subjugation) ou une puissance créatrice hors norme, à condition qu’elle soit détournée de son rôle purement charnelle. Le serpent monte alors « dans la tête » et la procréation se fait au niveau spirituel (ainsi les nagas indiens ou homme à tête de cobra, sont d’excellents poètes et d’excellents mathématiciens).

En Amérique du Nord, c’est sans doute la tribu des Shoshone (ou Snake) qui voua le culte le plus important au serpent bien que cet animal fut respecté par l’ensemble des amérindiens en tant que détenteur de grands secrets et initiateurs à la magie (l’ésotérisme est aussi l’apanage Scorpion et la maison VIII concerne tout ce qui est caché, dissimulé, occulte).
Voici le mythe fondateur des shoshones : Il y a très longtemps existait un serpent très différent des autres serpents puisqu’il était muni de grandes pattes. Aussi les autres serpents le chassèrent de leur village.
Il erra plusieurs mois et finit par échouer sur le bord d’une rivière pour y mourir.
Esekotoye aperçut le pauvre serpent. Il en eut pitié et l’invita chez lui. Il lui donna à manger et soigna ses pauvres pieds meurtris. Puis il expliqua au serpent qu’il y avait ailleurs des créatures avec des grandes pattes comme lui.
Le jours suivant, le serpent quitta son ami et rencontra sur la route Kaiskap, le porc-épic. Celui-ci avait froid et lui demanda de l’aide. Le serpent ne possédait pas grand-chose mais qu’il partagea malgré tout le peu qu’il avait avec le pauvre porc-épic.
Le serpent continua sa route et rencontra cette fois un chef indien et, bien que ne possédait que ses mocassins comme seule richesse, il lui en fit cadeau en guide de paix. Il fut alors invité par le chef à séjourner parmi les siens. Dès lors, il fut bien traité et eut une vie heureuse.

Toute cette partie est une allégorie conseillant à ceux marqués par le Serpent d’être toujours généreux même si on ne l’ai pas avec eux : c’est ainsi la vie leur sourira. Mais la légende ne s’arrête pas là car le chef indien avait une fille dont le serpent tomba follement amoureux.
Il savait toutefois que c’était sans espoir et commença à dépérir. Mo’kiya, le sorcier de la tribu décida d’intercéder pour le serpent alla trouver Nato’Se le soleil.
Transformer le serpent en homme n’était vraiment pas quelque chose de difficile à faire et le dieu solaire en expliqua le rituel au sorcier, ému par l’histoire du serpent.
De retour, le sorcier murmura des prières et le serpent se transforma bel et bien en un beau jeune homme qui pu épouser la fille du chef et donner naissance à une nombreuse descendance.
L’allégorie est ici plus subtile. Elle met l’accent sur le potentiel de transformation du serpent, sa capacité a « radicalement » changer au cour de sa vie et souligne que cela sera souvent fait par amour et grâce aux sympathie que le serpent aura su, ou non, créer autour de lui.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Ardent, passionnel, désintéressé, énigmatique, sensuel, secret, curieux, entêté, fascinant, dangereux, obsessionnel, hésitant entre destruction et création.

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Loup et Pivert.

Conseil du Shaman

Vous évoluez certes à ras du sol mais ce n’est pas une raison pour ne pas projeter vos pensées haut dans les cieux.
C’est en quittant en partie le monde matériel et en sondant les mystères de la vie et de la mort que vous trouverez votre place dans le monde. Débarrassez-vous de votre vieille peau, ne conservez rien trop longtemps, cela ne servirait qu’à rendre votre reptation plus pesante.



La Chouette et le Sagittaire :

Le symbole animal de la chouette est le neuvième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond à la fin de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Sagittaire auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Une vision à part, un rôle de juge
La chouette a tout d’abord attiré l’attention des sages indiens par son mode de vie et de chasse tout particulier et ils ont bien sûr été troublés par le regard tout à fait particulier de ce rapace nocturne.
De par ces yeux tout à fait spécifiques (immenses et lumineux), ces clignements de paupières caractéristiques et bien sûr sa facultés à voir dans les ténèbres ce que l’être humain est incapable de percevoir, la Chouette s’est vite imposée comme l’incarnation animale du pouvoir de clairvoyance. Clairvoyance de ce qui échappe à l’homme, clairvoyance au-delà des ténèbres, au-delà même du voile de la nuit, elle-même symbole par excellence de l’occulte et du caché, souvent de la mort.

La chouette peut donc percer de grands mystères de façon naturelle, sans avoir recours à un quelconque truc : son pouvoir est celui de la pénétration de l’esprit, celui d’un regard différent porté sur le monde et permettant d’appréhender des réalités qui échappent sinon à l’entendement.
Les shamans remarquèrent aussi que la Chouette se nourrit essentiellement d’insectes et de petits rongeurs, considérés par toutes les civilisations comme nuisibles dès lors qu’ils s’en prennent aux réserves vitales, aux provisions pour l’hiver.
Elle a donc en plus endossé un rôle protecteur, devenant l’emblème de la chasse utile, c'est-à-dire permettant du même coup d’assurer ses besoins et de débarrasser le monde de ce qu’il a de mauvais. En ce sens, on lui accorda un don de discernement et de juge qu’on retrouve d’ailleurs dans les attributs traditionnels du Sagittaire.

Chez les Grecs anciens, la chouette était assimilée à Athéna et la ville d’Athènes était sous son patronat : rappelons que la déesse Athéna représentait la pensée élevée, les arts, la musique, la sagesse, l'intelligence. Elle était aussi et surtout une excellente conseillère, sollicitée pour sa sagesse et on retrouve donc à nouveau ici l’idée d’un jugement sain permis par une vision naturellement différente de l’ordre du monde, une vision en fait divine et donc hautement spirituelle.

Notons que notre Sagittaire occidental a également des prédispositions pour la politique, la religion, la spiritualité et la justice, que son esprit, très synthétique, est réputé pour pouvoir s’élever, prendre du recul et ainsi assumer un rôle de conseiller, de juge ou de guide.

En raison de son hululement inquiétant, sorte de gémissement nocturne, la chouette fut aussi, dans de nombreuses cultures, un oiseau redouté puisque classé parmi les psychopompes : les psychopompes sont toutes les créatures qui annoncent la mort et participent au passage de l’âme entre le royaume terrestre et le royaume de l’au-delà.

On retrouve toutefois dans cette idée celle d’élévation de l’esprit, de connaissance d’un « ailleurs », de perception intermédiaire entre le monde humain et le monde divin, entre le matériel et le spirituel. Le signe du Sagittaire est d’ailleurs moitié animal (plan terrestre) et moitié humain (étincelle divine).
Beaucoup de cultures passèrent facilement du respect craintif pour cet animal à la phobie haineuse :
Ainsi, en Europe, ce volatile était volontiers sacrifié dans les rituels de magie noire (enclouage) ou brûlé comme représentant du Malin par l’inquisition. On lui accordait dans tous les cas les pouvoirs de prédire l’avenir, de révéler les secrets ou encore d’hypnotiser ses victimes.
Dans certaines tribus du Maroc, on préférait ne pas prononcer son nom afin d’éviter de provoquer le malheur car la chouette était pour eux la réincarnation de certains morts demandant vengeance. On retrouve ici l’idée de Justice divine.

Le symbolisme de la chouette est donc ambigu, dépendant tout à la fois des époques et des civilisations. La Japon synthétise cette contradiction en faisant de la chouette, selon son espèce, une créature tantôt positive (une messagère des dieux) tantôt négative (une incarnation démoniaque). Pourquoi tant de disparité ?

Probablement au final parce que la chouette est capable du pire comme du meilleur, tout comme le signe du Sagittaire, un signe double. Si la chouette/sagittaire écoute la sagesse qui l’habite, elle sera capable de grandes choses, sera apte à conseiller et à guider le monde mais si elle succombe à ses instincts les plus vils, elle sera porteuse de mort et de misère puisqu’elle représentera alors une utilisation pervertie des forces divines.
II. Personnalité traditionnelle et conseil
Aventureux, sage, indépendant, lucide, bon conseiller, utile et clairvoyant ou…violent, vicieux, apprenti sorcier et porteur de calamités.

Partenaires conseillés

Faucon et Saumon.

Conseil du Shaman

Voir ce que les autres ne peuvent percevoir est une faculté précieuse mais tout dépend comment vous en ferez usage : serez-vous enfant terrible ou âme noble plein de compassion ? Ce sera là votre choix personnel car l’ombre et la lumière sont toutes deux présentes à force égale dans votre cœur.



L'Oie et le Capricorne :

Le symbole animal de l’oie est le dixième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond à la fin de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Capricorne auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.
Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Vigilance, persévérance et pureté
En Chine, l’oie est considérée comme un oiseau Yang et un principe lumineux de la nature. Selon Hayers, elle « suit le soleil dans sa course hivernal vers le Sud et affiche une connaissance du temps et des saisons ». On fera ici facilement le parallèle avec le Capricorne et sa planète Saturne, Dieu du temps appelé Chronos dans le panthéon grec. Nous avons affaire à un animal lié au temps mais aussi à la notion de persévérance et d’efforts puisque la grande migration des oies est un symbole majeur d’une pugnacité (parfois jusqu’à l’épuisement total) pour atteindre un objectif.
Cette constance, on la retrouve aussi dans l’idée du mariage car les oies volent par paires, se soutenant dans l’effort « pour le meilleur et pour le pire » pourrait-on dire. D’ailleurs, les chinois (Tchéous) lui accordaient une signification de contrat de mariage puisque l’oie faisait partie des cadeaux symboliques des fiançailles : en offrant une oie, on engageait sa parole et sa fidélité.

D’ailleurs, l’Oie est un des familiers d’Aphrodite/vénus, la déesse de l’amour et on conseillait jadis aux couples grecs ayant des problèmes d’élever des oies afin de prendre exemple sur elles.
L’épisode de Némésis est également intéressant et nous donne une autre illustration de la pugnacité. Celles des ardeurs de Zeus qui, pourchassant la belle Némésis sous les différentes formes qu’elle adoptait pour lui échapper (castor, poisson, etc), finit par réussir à la posséder sous forme d’oie (ou de cygne puisque les deux animaux semblent symboliquement intimement liés). Outre la récompense des efforts de Zeus, le mythe de Némésis nous éclaire aussi sur la notion d’inéluctable, de destinée, autre valeur à rapprocher du Capricorne et de saturne. Notons de plus que Némésis devint plus tard l’allégorie de la vengeance, autre forme, sans doute plus critiquable mais tout aussi réelle, de la constance et de la persévérance (ici, de la haine, tenace, qui aboutit finalement au juste châtiment).

Dans l’empire romain, les oies deviennent gardiennes (du capitole) et c’est grâce à leur vigilance de tous les instants que l’invasion gauloise est évitée.
Dans de nombreuses autres cultures dont celles amérindiennes, l’oie est, de par sa blancheur immaculée, symbole de pureté, de sobriété.

En dehors de ces considérations allégoriques, il est sans doute intéressant de faire un détour par l’ornithologie, ne serait-ce que pour tordre l’idée reçue de la stupidité de l’oie. L’oie est au contraire sans doute un des oiseaux les plus intelligents comme le prouvent les études des biologistes. En fait, l’animal doit surtout sa mauvaise réputation intellectuelle à son entêtement car l’oie, une fois une idée en tête peut s’acharner et on retrouve effectivement cette composante chez le natif qui poursuivra parfois son but aveuglément à ses propres dépens, juste parce qu’il en a décidé ainsi et se voit dans l’incapacité de modifier son avis, de prendre le problème sous un angle différent.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Prudent, déterminé, courageux, fidèle, entêté, exigeant, puriste, vigilant, loyal, sobre, constant, rancunier, sévère, ambitieux, résolu.

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Castor, Ours brun et Corbeau.

Conseil du Shaman

Votre vie est faite de beaucoup d’engagements personnels, de sérieux et de persévérance mais à force de voler à tir d’ailes toujours plus loin, vous pouvez finir par oublier l’essentiel car vaincre est une chose satisfaisante mais cela n’a aucun sens si vous ne prenez pas le temps de jouir de ces victoires. Cultivez davantage de fantaisie et soyez moins exigeant envers vous et les autres.



La Loutre et le Verseau :

Le symbole animal de la Loutre est le onzième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond à notre signe astrologique occidental du Verseau auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.
Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Sociabilité et autonomie
La loutre adore la vie en groupe mais reste d’une nature méfiante et ne peut pas vraiment être considérée comme un animal grégaire. D’ailleurs, elle côtoie ses congénères par plaisir et non par nécessité : chaque individu se suffit à lui-même et chasse isolément sans avoir besoin de recourir au groupe bien que des alliances puissent être contractées temporairement dans ce but. C’est donc souvent davantage pour jouer (car c’est un animal joueur) et pour entretenir des rapports sociaux que les loutres –en dehors de la période où elles fondent une famille- se retrouvent et s’apprécient. On retrouve cette notion d’autonomie et « d’individualité altruiste » chez les natifs du Verseau.
Un peu à la manière du dauphin, la loutre, aime s’ébattre dans l’eau et « s’amuser ». Elle peut d’ailleurs aussi glisser sur une pente ou jouer avec des pierres ou des morceaux de bois sans que cela ait un caractère nécessaire ou participe à sa survie. Elle compte donc parmi les exceptions du règne animal et on lui attribuera volontiers du fait un penchant à être fantaisiste, farfelu, à agir de façon quelque peu bizarre parce que motivée par des ressorts internes qui nous échappent. Ce schéma comportemental est également représentatif de l’uranien et des natifs marqués par le Verseau.

Dans certaines cultures, phoque, dauphin, lamantin et loutre sont d’ailleurs interchangeables et ont tous donnés des versions différentes du mythe de la sirène ou du selkie : Le point commun de tous ces histoires réside toutefois dans le fait que ces mammifères marins revêtent parfois l’apparence d’un homme ou d’une femme et contracte mariage dans la communauté humaine…mais invariablement aussi, ils se retrouvent vite étouffés, emprisonnés par ce mariage et n’aspirent qu’à retrouver leur liberté. Car la liberté est tout à la fois le principal mot clef de la loutre et du signe du Verseau.

Chez les amérindiens, la loutre appelle à la joie et à la serviabilité du fait même de son tempérament excentrique mais dénué de toute agressivité. Les shamans insistaient notamment sur son caractère amphibie : aussi à l’aise sur la mer que sur la terre, la loutre est le symbole d’un équilibre entre la liberté (libre comme l’air dit-on…) et les émotions plus profondes, plus maternelles qui sont contenues dans l’élément aquatique. Les shamans avaient également noté combien la loutre passait de temps à jouer avec ses petits et on retrouve bien cette tendance chez les mamans et papas du Verseau qui, en parallèle à leur rôle de parent, sont souvent « les meilleures ami(e)s et les meilleurs compagnons de jeu de leurs bambins ».
Une loutre n'ayant pas de comportement agressif, n’étant en rien belliqueuse, elle s’avère aussi être un symbole puissant de la bonté, une sorte d’incarnation de la vie sous sa forme la plus dévoué, la plus altruiste.
Notons enfin que la loutre correspond à l'idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse, enjouée et pleine de coquetterie. Elle enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d'esprit et non rivalité et dissension. Cette composante se retrouve souvent chez la femme uranienne ou Verseau qui voit l’amour comme une coopération, une complicité, une amitié même souvent et se méfie de la passion destructrice et brûlante…

Le fait que la loutre n’est pas un animal territorial (Si une loutre empiète sur le territoire du voisin, c’est en principe l’indifférence qui prime) évoque son détachement aux biens matériels.

Nous noterons enfin que, très sensible à la pollution, la présence de la loutre à un endroit quelconque est un signe positif pour l’écologie et la bonne santé du biotope : les natifs de la loutre comme du Verseau auront fréquemment la fibre écolo et défendront souvent de bonnes causes, notamment en ce qui concerne la protection de la nature et des animaux.

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Re: Astrologie amérindienne de la part de Crakte Iyo Ctana

Message  Romance le Mer 28 Mar - 13:07

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Amical, joueur, indépendant, bon, sociable, fantaisiste, farfelu, bizarre, détaché, inventif, peu matériel, désobéissant, imprévisible, rebelle, individualiste.

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Corbeau, Faucon ou Cerf.

Conseil du Shaman

Pris entre la mer et la terre, entre votre désir de vous amuser et les nécessités de la survie, entre votre liberté sacrée et la volonté de vous mêler aux autres, entre votre individualisme forcené et la volonté d’améliorer le monde…votre épanouissement reposera sur votre faculté à trouver un juste équilibrage entre vos tendances contradictoires. C’est souvent en restant indépendant mais en mettant votre énergie au service d’une cause collective que vous donnerez un vrai sens à votre vie.



Le Loup et les Poissons :

Le symbole animal du loup est le douzième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond en occident à notre signe astrologique des Poissons auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.
Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Une liberté en marge du monde
Ce n’est qu’avec l’avènement du christianisme que le loup, comme nombre d’autres animaux nocturnes, a été diabolisé. Animal de meute ou loup solitaire, ce noble habitant des forêts fut longtemps respecté à juste titre : on pensera entre autre à « la louve romaine » qui fut la nourrice des fondateurs de Rome, Romulus et Remus et qui à ce titre à un rôle civilisateur de premier ordre dans la mythologie latine.

Un peu plus tard, le loup fut assimilé à l’idée de sauvagerie. Encore que ce terme mérite d’être discuté : s’il est regrettable que le loup soit devenu le symbole de la cruauté ou de l’agressivité gratuite (surtout à travers les contes pour enfants), il est plus intéressant et surtout plus juste de le considérer comme la figure animale de la sauvagerie positive (à rapprocher de l’idée de « bon sauvage »), c'est-à-dire de ce qui ne peut être domestiqué, asservi.

Car quand le loup est domestiqué, il devient chien mais n’est plus loup. Et n’est-ce pas précisément le fait que le loup refuse toute intégration dans la société humaine, dans la civilisation des hommes, qui l’a conduit à devenir une bête effrayante ? On sait bien en effet à quel point les attaques de loups contre l’homme sont rares, voir inexistantes en dehors des cas de rage lupine.

Il faut donc voir dans la phobie de l’homme à l’égard du loup quelque chose de plus profond, de plus caché : la peur de ce qui échappe au contrôle humain, de ce qui reste profondément libre. On évoquera d’ailleurs à ce sujet plusieurs cas où des loups, pris par de cruels mâchoires de piège ont préféré s’arracher la patte entravée plutôt que de rester prisonniers.
Car le loup, c’est avant tout un symbole de liberté spirituelle, de cette part de notre âme que tous ceux qui ont été confronté à la torture ou à l’emprisonnement savent inaliénable. Et n’est ce pas cette part d’âme que rien ne peut nous retirer qui se reflète dans l’œil du loup, à la nuit tombée, en argentant son regard ? Plutôt souffrir, plutôt se mutiler soi-même qu’accepter de perdre sa liberté, voilà un des messages communs à la fois au loup totémique et au signe des Poissons.

D’ailleurs, Fenrir, le loup géant de la mythologie scandinave ne véhicule pas d’autre message : enchaînés par les dieux (parce que dérangeant l’ordre divin, le dogme civilisateur), la prophétie annonce qu’il ne se libérera qu’à la fin des temps, à la fin du cycle.
Le loup comme les Poissons constituent la dernière étape des roues de vie amérindienne et zodiacale : ils sont la fin du cycle, ceux qui brisent l’ordre monotone des choses et inaugurent un ailleurs, une nouvelle époque car ils sont par excellence reliés à une autre réalité, une autre dimension (plus spirituel à n’en pas douter) et c’est précisément ce qui les rend si différents. Les natifs du loup comme les natifs du Poissons vivent dans leurs mondes et quiconque essaie de les en arracher les condamne à mourir ou à se sentir aussi enchaînés que Fenrir.

Les shamans amérindiens ne manquèrent pas non plus de noter l’aspect de dévouement et de sacrifice propre au loup. Animal grégaire, sa vie sociable est d’une grande richesse et d’une grande complexité tout comme celle des Poissons et, surtout jeune, il est prêt à payer de lui-même pour le bien de tous.
En vieillissant, il n’est pourtant pas rare que, las des concessions sociales et de la hiérarchie, il finisse par s’isoler, s’exclure lui-même du groupe sans doute parce qu’il sent le temps de découvrir l’au-delà venu et qu’il sait devoir s’y préparer.
Cela lui valu d’être très justement considéré comme un initiateur au sacré, un passeur entre le monde terrestre et le monde spirituel. Sa connaissance de l’âme humaine et des secrets de l’au-delà le fit même régner sur les morts, chez les algonquins par exemple. On se rappellera bien sûr du cri déchirant du loup qui hurle à la mort…ce qui est sans doute sa façon de parler avec les forces invisibles.



II. Personnalité traditionnelle et conseil
Ame libre, compatissante, dévouée, mystique, spirituel et grégaire mais rencontrant des difficultés à s’intégrer dans la norme, à faire preuve de réalisme, de fermeté ou de persévérance tant les choses de ce monde lui semble souvent sans importance…

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Pivert, Serpent et Ours

Conseil du Shaman
Trouver plus de sens à la vie mais aussi à la mort, vous interroger de façon générale sur la réalité des choses et sur leur importance occupera sans doute une grande partie de votre vie. Ce qui permet à l’homme de dépasser sa condition charnelle (La musique, l’art, la poésie, la prière et parfois l’amour…) vous inspire mais attention de ne pas totalement perdre le sens du concret car à trop vous isoler, vous pourriez devenir un loup solitaire avant d’en avoir l’âge et cela ne manquera pas de vous faire souffrir.



Source : autourdelalune.com //// Philippe REGNICOLI








L’astrologie amérindienne, ou encore Roue de la vie, n’a pas pour but d’être prévisionnelle, c’est une astrologie shamanique, destinée à conseiller et à mieux vivre, à rester en accord avec la nature et surtout sa nature.
Les « peaux-rouges », loin des clichés hollywoodiens, étaient un peuple comme un autre, pas plus violent, peut-être même plus sage puisque l’implantation des différentes tribus sur de vastes terres empêchait de réels conflits territoriaux et permettait de canaliser les forces humaines, non dans la recherche de ressources matérielles, mais dans celles de ressources spirituelles.
Nous allons voir que si leur vision du monde était différente de la nôtre, leur astrologie (permettant souvent de jauger l’évolution d’une civilisation à un moment donné) était empreinte d’une grande sagesse qui éclairera sans doute notre propre connaissance d’un jour nouveau puisque les signes de ces deux zodiaques peuvent être facilement comparés. Et vous, quel est votre animal totem ?

Initiation à l’astrologie amérindienne

Les indiens répartis sur l’Amérique du Nord partageaient un certains nombres de vues communes, un patrimoine spirituel unique qui les poussaient à croire que toute chose avait une âme. Ce principe se nomme animisme et peut être considéré comme la forme primordiale non seulement de la foi mais de toute astrologie puisqu’elle pose le principe que tous les éléments de l’univers sont liés et interagissent les uns sur les autres.
Leur croyance était que le monde était principalement formé par des vibrations (lumineuses ou sonores), pénétrant et donnant une réalité à toute chose. Cela au final n’a guère était démenti par la physique moléculaire qui, par une voie scientifique, nous dit à peu près la même chose, c'est-à-dire qu’un nombre limité de molécules sont présentes partout et forme notre réalité tangible. Ces molécules émettent en effet des vibrations, des ondes qui peuvent être ou non perceptibles aux sens humains (les infrarouges et les ultrasons par exemple échappent à nos sens).
On constatera au passage la puissance de l’observation et de la connaissance intuitive qui, probablement depuis au moins 3000 ans avaient posé les principes de base qui seraient « redécouvert » plus tard par la science.
Les indiens, fins scrutateurs des lois naturelles, avaient donc aussi remarqué ce qui peut apparaître comme une évidence une fois dit mais qui pourtant échappe sans doute à la plupart des gens : dans la nature sauvage, la ligne droite n’existe pas. Tout est courbe et rond, vallon et sinuosité. L’univers tout entier est une concentration de cercle, d’ovales, d’ovoïdes, de crêt…mais nulle part n’apparaît la ligne droite qui définit donc seulement celui qui la conçoit. C'est-à-dire l’homme.
Si l’univers est un cercle, il est légitime de le reproduire ainsi, imitant d’ailleurs au passage la rotondité de la Lune, le vol écliptique des oiseaux, le territoire circulaire des animaux (et oui !). D’ailleurs cette règle consistant à respecter « la forme de la nature » se retrouve dans les tipis (architecture) comme dans les rondes (rites sociaux).
Cette roue, tracée sur le sol, dans la terre, est « la roue de la vie ». C’est aussi la signification étymologique de « zodiaque » car il n’y pas de coïncidence quoi que veuillent en dire les hyper-rationalistes.
Cette roue primordiale va être divisée en lignes droites, verticales et horizontales, représentant l’insertion de l’élément humain dans l’univers. Et c’est tout naturellement que ces lignes seront disposées selon les quatre points cardinaux d’abord, puis selon les quatre points intermédiaires en découlant. Cela nous donne une roue scindée en huit parts égales. On dit cette disposition « système octogonal » et ce système a été celui de toutes les astrologies primitives, de la chine à la Mésopotamie en passant par les peuples celtes et…les indiens d’Amérique.
Toutefois, un peu partout (et sans doute de façon concomitante), les sages s’aperçurent, par un biais ou un autre, que ce système en Huit pouvait être amélioré en ajoutant une grande croix dont les branches verticales et horizontales amenaient à une division en 12 parts, autrement dit un système duodécimale. Chez les indiens, l’ajout de ces 4 parts correspond tout simplement à la prise en contre des 4 solstices et donc au respect du rythme des saisons.
La roue amérindienne peut donc, au final, être ainsi représentée :

http://www.badwaresite.www/moe/up/1283674157.jpg

Dans notre astrologie, chaque portion de la roue fut baptisée selon une constellation (et peu importe que ces constellations aient bougé depuis, il faut bien comprendre qu’il ne s’agit que de noms et ne pas confondre le fond et la forme mais c’est un autre débat).
Dans l’astrologie indienne, chaque portion est reliée à un animal totem, une sorte d’horoscope de la nature. Nous avons observé les astres, ils observèrent la vie mais les résultats sont pourtant sensiblement similaires.

Précisons enfin qu’on comprendra donc que le terme «d’astrologie amérindienne » est en fait impropre puisque la roue shamanique ne repose pas sur des éléments planétaires. C’est donc par commodité qu’on l’appellera ainsi. Ainsi, pour vous répérer plus facilement, nous avons pris le parti d'associer chaque animal totem au signe du Zodiaque lui correspondant aboutissant à la liste suivante (bientôt complétée) :


Le Faucon et le Bélier

Le Castor et le Taureau

Le Cerf et les Gémeaux

Le Pivert et le Cancer

Le Saumon et le Lion

L' Ours et la Vierge

Le Corbeau et la Balance

Le Serpent et le Scorpion

La Chouette et le Sagittaire

L' Oie et le Capricorne

La Loutre et le Verseau

Le Loup et les Poissons



Le Faucon et le Bélier :

Le symbole animal du Faucon est le premier esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au début du Printemps et à notre signe astrologique occidental du Bélier auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique. Ainsi, si vous êtes né entre le 21 Mars et le 21 Avril, votre animal protecteur est le Faucon.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit tutélaire et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. L’œil et la griffe de la providence
Le Faucon voit tout de très loin et de très haut, il est celui par qui arrive la Providence car il est à la fois ses yeux et sa griffe quand il s’abat sur une proie.
Les natifs sont les instruments du destin et leur libre-arbitre n’est qu’apparent tant qu’ils n’ont pas appris la modération car c’est par le biais de leur impulsivité qu’ils sont l’instrument de la providence et c’est en réfléchissant davantage, en tempérant leurs instincts et en prenant davantage les autres en considération qu’ils parviendront à une vraie autonomie.
Evolué, le Faucon est l’oiseau de feu, le messager entre le ciel et la terre, celui qui est capable de transmettre la loi céleste aux hommes. Il devient alors Horus, le dieu soleil égyptiens à tête de Faucon.
Les indiens Zuni l’associent au Zénith : le soleil est alors tout autant bienfaiteur parce que porteur de la pleine lumière que nuisible parce qu’il brûle alors facilement la peau, c’est la double tendance du Faucon : guide spirituel ou instrument de destruction.
En alchimie, le Faucon ou l’aigle dévorant le Lion est le symbole de l’affranchissement de la pesanteur, de l’envolée de l’âme. Par l’association du Faucon à notre signe du Bélier, on peut décrypter ici un message limpide : le dynamisme et l’énergie, pour devenir spirituelle, doivent en premier lieu détruire l’Ego et le goût du plaisir terrestre propre au Lion.
Physiquement, la personne Faucon est marquée par un corps d’apparence légère mais tout en muscle qui prédispose au sport alliant force, réflexe et souplesse. Le regard est perçant, acéré et le nez aquilin.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Actif, violent, impétueux, entreprenant, courageux, égoïste, impatient, arrogant, éveillé, passionné, romanesque, possessif, jaloux.

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Saumon et Hibou

Conseil du Shaman

Le bonheur vient du partage et individualité ne veut pas dire égoïsme. Apprenez à ne plus simplement chasser pour vous : fonder une famille sera un grand bienfait pour vous car vous mettrez votre extraordinaire dynamisme au service d’autrui.



Le Castor et le Taureau :

Le symbole animal du Castor est le second esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au milieu du Printemps et à notre signe astrologique occidental du Taureau auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. La force de changement et d’inertie
Au positif, le castor est un bâtisseur qui a un réel pouvoir pour modifier concrètement son environnement, changer le cours des choses et de la vie.
Il a la capacité de transformer l’idée et le désir en réalité. C’est un travailleur acharné et il est étonnant de voir combien un animal de son gabarit peut modifier en profondeur son espace vital en seulement quelques jours.
Toutefois, s’il va trop loin dans sa volonté de recomposer la nature, il finit par s’accaparer, pour son seul usage, les richesses du monde et il modifie alors l’équilibre subtil de l’univers par une trop grande tendance à accumuler.
De plus, il peut finir par piller, appauvrir son environnement à force de la concentrer sur ses seuls besoins.
Le castor, parce qu’il forme un couple pour la vie est un modèle de fidélité et de stabilité. C’est un parent attentif et la force Castor pousse à l’unité familiale, à la sécurité et au confort domestique (les barrages qu’il construit sont de vraies « villa » dotée de plusieurs pièces et de plusieurs entrées). C’est une nature paisible, profondément non belliqueuse.
Signalons un fait moins connu : pendant tout le Moyen-Âge et du fait des premières observations maladroites faites au sujet de l’animal, le castor, précisément à cause de sa queue plate (castor a bien la même étymologie que castré) fut réputé comme un exemple de chasteté : c’est là une métaphore collective sur la maîtrise possible de la sensualité que l’on retrouve dans notre astrologie avec l’axe Taureau/Scorpion.
L’autre caractéristique marquante du Castor est bien sûr son impressionnante dentition qui rappelle l’oralité Taureau : la bouche, symbole de ce qu’on absorbe, de ce qu’on assimile se retrouve en exergue.
Enfin, le castor semble disposé d’un don inné pour apaiser, calmer et soigner puisqu’il est le seul animal sur terre dont le sang contient, à l’état naturel, le principe actif de l’aspirine.
Physiquement, la personne marquée par le Castor est trapue, bien en chair et le bas du visage comme le cou sont prédominant. La graisse s’accumule facilement dans les tissus, la mâchoire et les bras sont puissants.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Résolu, débrouillard, entêté, méthodique, sensible, travailleur, volontaire, possessif, rigide, entêté, exigeant, séducteur, dominateur.

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Le Pivert, l’Ours et l’Oie.

Conseil du Shaman

Attention de ne pas confondre sentiment et possession et laissez aux autres un espace vital suffisamment grand pour ne pas les étouffer, vous pouvez détourner l’eau mais pas le cœur.



Le Cerf et les Gémeaux :

Le symbole animal du Cerf est le troisième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond à la fin du Printemps et à notre signe astrologique occidental des Gémeaux auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Apparences et profondeurs
En Egypte comme en Chine, le cerf symbolise la longue vie, ce qui ne manquera pas de nous rappeler l’éternelle jeunesse attribuée à nos Gémeaux. La sagesse populaire égyptienne souligne toutefois que c’est un animal vaniteux (qui arbore fièrement ses andouillets) qu’il est possible de manipuler en jouant sur sa fatuité.
Le brame du Cerf en fait un animal bavard et extraverti qui crie ses envies à la ronde et manque de pudeur et de discrétion. La grande différence entre le caractère pacifique des femelles et hargneux des males souligne son caractère équivoque, double.
C’est un animal vivant en harde, profondément grégaire et sociable qui ne se retire du groupe que pour mourir. Ses mœurs sexuelles débridées le font souvent voir comme un animal peu fidèle quoi que cette image doivent être nuancée : le côté volage de l’animal devant sans doute plus être interprété sur le plan idéologique (difficulté aux engagements sincères et à la persévérance) que sentimental.
C’est dans son aspect féminin et Yin, celui de la Biche, que le Cerf développe ses qualités les plus probantes car il a besoin de davantage pencher vers l’intuition et la réceptivité, d’être plus à l’écoute des autres comme de lui-même pour que sa nature virevoltante s’équilibre.
Dans le bouddhisme, la biche représente la béatitude spirituelle (elle vint prêt de Bouddha pendant qu’il enseignait) car une fois tempéré, le Cerf, par sa grande capacité d’écoute et de transmission peut atteindre la sérénité de l’esprit.
Dans les 12 travaux d’Hercule, la biche représente l’opposition de la grâce et de l’agilité, de la finesse et de la vivacité à la Force, à l’héroïsme, à un excès de confiance en soi. Cela évoque l’axe Gémeaux/Sagittaire dans lequel les valeurs Gémeaux peuvent apporter la légèreté et la subtilité qui manque parfois aux Sagittaires. De plus, cette biche mythologique ayant des sabots d’airain, elle indique un ancrage profond dans la réalité, le concret : si l’esprit est vif et léger, cela ne doit pas empêcher de garder du réalisme et du pragmatisme.
On retrouve d’ailleurs cette idée de quête de la sagesse, de l’apaisement de l’esprit chez les celtes où une légende raconte qu’un chasseur poursuivit la même biche toute sa vie et finit par trouver la sagesse grâce aux multiples expériences qu’il connut sur le chemin.
Physiquement, la personne marquée par le Cerf a un corps nerveux, vif, prompt aux sauts et à la course. Le haut du visage (le crâne où se place la ramure) est souvent dominant, large et haut. Le regard est pétillant, les membres fins.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Vif, alerte, bavard, d’humeur inégale, sensible, sociable, superficiel, agité, paresseux, versatile, infidèle.

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Le Corbeau et la Loutre

Conseil du Shaman

L’impatience vous empêche d’accomplir tout ce dont vous êtes capables, disciplinez-vous, dominez vos sautes d’humeur afin d’augmenter vos chances. Evitez de courir deux biches à la fois, vos chances de connaître l'amour n'en seront que meilleures.



Le Pivert et le Cancer :

Le symbole animal du Pivert est le quatrième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au début de l’été et à notre signe astrologique occidental du Cancer auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.




Dernière édition par Romance le Mer 28 Mar - 13:11, édité 1 fois
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Re: Astrologie amérindienne de la part de Crakte Iyo Ctana

Message  Romance le Mer 28 Mar - 13:08

I. Terre natale et Relais de la vie
Les piverts joueraient un rôle de premier plan dans les forêts, en favorisant la décomposition des arbres morts. Cela grâce à des champignons qu'ils promènent dans leur bec. Ceci est intéressant à plus d’un titre : le pivert, parce qu’il permet la multiplication des champignons participe à l’équilibre et au renouvellement de son environnement : il a donc un rôle de pourvoyeur de vie, de lutte contre la mort qui s’apparente fort au principe lunaire écologique avec la croissance des plantes (des champignons et moisissures notamment) en fonction de la croissance de l’astre de nuit.
Le pivert est un oiseau dit « indigène » car il peuple les mêmes régions depuis des centaines d’année, n’a jamais tenté d’essaimer son espèce ailleurs et n’est pas un oiseau migrateur : c’est ici un bon symbole d’attachement à la terre natale, de fidélité au foyer, aux racines, au passé.
Relevons que cet oiseau vole peu, passant l’essentiel de son temps au sol ou sur les troncs afin de chercher les petits insectes dont il se nourrit : il passe en fait son temps à manger (mise en exergue de la question de l’alimentation) et essaie de réduire son activité, et ses dépenses énergétiques, au minimum : ce qui peut paraître de la paresse est simplement une économie de ses forces qui ne sont pas extraordinaires (le pivert se fatigue vite quand il vole et il plane d’ailleurs plus qu’il ne bat des aîles).
Notons que sa période de nidification est entre fin Avril et Juillet, c'est-à-dire en grande partie dans la période que couvre le signe éponyme et le signe du Cancer. Ces nids étant solide (stabilité du foyer), ils sont souvent ensuite utilisés plusieurs années de suite par d’autres oiseaux, comme les sansonnets (hospitalité).
Le rôle du Pivert semble donc bien d’être celui qui entretient, régénère et partage son environnement natal.
Physiquement, la personne marquée par le signe du Pivert sera en général de petite taille, assez rondelet avec une prédominance de la bouche, souvent assez large. La couleur de sa peau, de ses yeux et de ses cheveux seront souvent très harmonieux.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Emotif, sensible, protecteur, maternel, romantique, tendre, économe, lunatique, gourmand.

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Le Serpent, le Loup ou le Castor.

Conseil du Shaman

Il faut apprendre à vivre au jour le jour et ne pas confondre sentiment et assouvissement des besoins, vous résoudrez ainsi vos angoisses.



Le Saumon et le Lion :

Le symbole animal du Saumon est le cinquième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au milieu de l’été et à notre signe astrologique occidental du Lion auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Fertilité et spiritualité naissante
A quel père héroïque que voici, acceptant de se sacrifier corps et âmes (au sens propre et figuré) pour que sa progéniture, son œuvre voit le jour !
Le saumon est courageux, admirable et il accepte volontiers de sacrifier sa vie pour celles de ses enfants. Mais au fond, sa motivation ne serait-elle issu de la peur de mourir sans avoir perpétuer son patrimoine, sans avoir laisser de trace. On aboutit ainsi à un bien joli paradoxe consistant à aller au bout de ses forces, au bout de soi-même pour, « jusqu’à la mort » pour se sentir…vivre !
Et puis, quelle est cette drôle d’idée, cette étrange obstination à retourner contre vent et marée sur le lieu de sa propre enfance ? Ne doit-on pas ici voir un attachement excessif, morbide, à ses ascendants entraînant le danger de la fixité, de l’entêtement ?
Le Saumon, c’est aussi le symbole fort de la créativité souveraine, de l’abondance gestative. D’ailleurs, cette idée d’abondance, on la retrouve chez les peuples nordiques chez qui le saumon était le fondement de l’alimentation carnée.
L’idée d’enfantement, de fertilité est plus directement abordé dans l’histoire de Tuan mac Cairill qui, transformé en Saumon et mangé par une reine, donnera un héritier au trône.
En Irlande, le Saumon est significateur d’illumination et peuple les fontaines de sagesse dont l’eau rend clairvoyant et même omniscient car le saumon, pour peu qu’il sache se détourner de ses aveuglements (et se tenir tranquille dans un « bassin d’eau ») est directement relié aux Dieux, à la Conscience universelle. Il est pour cela, notamment dans le mythe d’Eithne, une nourriture spirituelle de choix, une source d’illumination. C’est la fonction de Guide spirituel qui échoit au Saumon. On la retrouve d’ailleurs, toujours en Irlande, dans la légende de Curoi Mac Daere, le dieu des enfers qui cache son âme dans l’estomac d’un Saumon.
Le saumon celte appartient aux deux mondes : Le saumon sacré remontant à la source de toute chose, aux initia, est le symbole du niveau d'initiation le plus élevé.
Les tribus de la côte nord-ouest de l'Amérique du nord se croyaient apparentées au saumon sur le plan spirituel : Les saumons étaient les âmes non incarnées. Aussi, quand ils mangeaient du Saumon, ils communiaient avec « le plan de l’âme », ce qui nous donne encore cette idée d’initiation, de capacité à jongler entre les mondes du spirituel et du terrestre.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Fier, énergique, confiant, enthousiaste, passionné, généreux de sa personne, héroïque, insatiable, entêté, extrémiste, exigeant.

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Hibou et Faucon.

Conseil du Shaman

En acquérant plus de souplesse et en étant moins exigeant de votre personne et de celle des autres, moins absolu, vous parviendrez sans doute à remonter et à redescendre la rivière sans y perdre toutes vos forces.



L'Ours et la Vierge :

Le symbole animal de l’Ours est le sixième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond à la fin de l’été et à notre signe astrologique occidental de la Vierge à laquelle il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Le contrôle des instincts
Représentant par excellence des symboles très contradictoires, l’ours est tantôt vu comme une bête féroce, tantôt comme le doux compagnon des enfants. Alors, ours sauvage ou ours aimant ?
Les amérindiens le voyaient comme un être de pondération, de juste milieu précisément car l’ourse a une faculté rare qui n’avait pas échappé aux observations chamaniques : Si la saison était mauvaise, si les conditions extérieures n’étaient pas réunies (abondance, possibilité de faire des réserves), Maman ourse, très raisonnablement, diffère la gestation de ses petits et attend des jours meilleurs.
Car l’ours est avant tout un pragmatique sachant faire preuve de patience s’il le faut, sachant aussi profiter au mieux des richesses à sa disposition, sans les gâcher ni les sous-estimer.
Dans beaucoup de peuples chamaniques, l'Ours joue un rôle dans les cérémonies d'initiation. Chez les Indiens Pomo par exemple (Californie), c'est lui qui « tue » les candidats à l'initiation afin de les faire s’éveiller à un nouveau stade de conscience. L’ours doit donc aussi être considéré comme celui qui initie.
Les gaulois l’associèrent non sans raison à Artio, déesse de la prospérité terrienne car non seulement l’ours possède une physiologie lui permettant de faire des réserves (caractère prudent et prévoyant) mais l’ours ne daigne mettre le nez dehors qu’au retour des beaux jours, quand la nature est riche et florissante (La vierge en analogie représente quant à elle le temps des moissons), le reste du temps, il hiberne...(économie de ses forces et ressources).
Les celtes comme les chinois voient en lui un guerrier farouche doué d’une redoutable intelligence stratégique : volonté, maîtrise nerveuse et esprit méthodique. C'est un animal violent, symbole de la force primitive et de la sauvagerie. Mais il peut être apprivoisé, et, en cela, il symbolise les forces élémentaires capables d'évoluer progressivement. Notons que le mot Ours en celte, Artos, se retrouve dans le nom d'Arthur (Artoris), le souverain de légende représentant si bien « la maîtrise et la juste utilisation de la force ».
Dans la mythologie grecque il accompagne Artémis et représente le passage d’un état à un autre puisque Artemis se présente sous cette forme quand elle assiste aux rites initiatiques.
L’ours est donc surtout le symbole de la transition entre la pulsion animale et la maîtrise humaine.
Une légende venue d’Egypte se répandit à travers toute l’Europe : l’ourson est une créature naissant informe et inachevée et c’est les coups de langue de sa mère qui finissent de le façonner, qui lui donnent forme. Métaphore de la volonté et de l’amour transformant l’informe et la matière brute en un être à part entière. L’expression « Être un ours mal léché » (désignant une personne rude et brutale) n’a pas d’autre origine. D’ailleurs, les alchimistes, en rapport avec cette croyance, firent de l’Ours le symbole de l’œuvre au noir, premier stade où tout est encore chaos appelé pourtant à se sublimer.
Toujours en droite lignée de ce qui précède, Jung attribue aux rêves d’Ours une valeur d’inconscient qui doit être travaillé : on doit dépasser la primarité bourrue du stade de l’ours.
On notera également la fascination de l’ours sur l’homme du fait qu’il est un animal capable de se tenir debout.
D’ailleurs, avant le XIIème siècle (et sous l’influence chrétienne), l’ours est considéré un peu partout (Celtes, germains, slaves) comme le roi des animaux (Il y a peu de lions en Europe…) et le lointain ancêtre de l’homme avec qui il partage la verticalité, l’usage de ses « mains », le goût immodéré pour le miel. Pline raconte que certaines femmes s’accouplent à des ours et au-delà du mythe, il faut bien y voir la profonde hominisation de l’animal. C’est d’ailleurs parce que l’Eglise redoute cette assimilation du plantigrade à un stade sauvage de l’homme (qu’elle nie) qu’elle fera tout pour détrôner ce dernier au profit du lion.
Bref, l’ours est le symbole par excellence de la maîtrise des instincts et de la bestialité. Il est donc celui qui prépare la paix en corrigeant en premier lieu ses propres excès, ce qui est aussi le cas de la Vierge.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Discret, pragmatique, intelligent, méticuleux, patient, sachant ménager ses forces, bon parent, modeste malgré sa force, solitaire, nerveux, irascible, reclus, routinier, taciturne, territorial.

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Oie et Castor.

Conseil du Shaman

Votre besoin de stabilité et de repères pourrait bien entraîner votre perte : sachez partir à l’aventure et libérez vos émotions, la création d’une famille pourra vous y aider car vous avez toutes les qualités requises, c’est en mettant vos qualités au service d’autrui que vous vous libérerez de votre peur et cesserez d’être un solitaire.



Le Corbeau et la Balance :

Le symbole animal du Corbeau est le septième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au début de l’automne et à notre signe astrologique occidental de la Balance à laquelle il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Communication et naissance de l’esprit
Le corbeau est un animal bavard, pour ne pas dire criard, chez qui on n’a recensé pas moins de 30 vocalises (et un don d’imitateur) lui permettant une réelle communication au sein du groupe. Ce groupe, dispersé dans la journée est surtout observable au crépuscule lors de sorte de « réunion », de « débriefing » où on peut assisté à un curieux spectacle : la troupe réunie au complet « discutent » (langage articulé et gestuel) et chaque individu semble raconter ses péripéties, faire un compte rendu de sa journée. Le corbeau, comme la balance, sont donc avant tout des communicants.
Espèce très intelligente, capable de trouver rapidement des solutions à de nouveaux problèmes, le corbeau n’est pas un chasseur et se contente en général de se nourrir de ce qu’il trouve (c’est un omnivore pouvant jouer les charognards) sans chercher la bagarre avec ses rivaux de la chaîne alimentaire.(caractère pacifique, accommodant et rationnel)
Les corbeaux sont monogames et forme un couple solide pour la vie après une complexe parade nuptiale. (Importance du couple).
Ces informations ornithologiques données, on comprendra mieux le symbolisme de l’oiseau à travers les cultures tout en notant en préambule que sa mauvaise réputation en Europe est fort récente et correspond une fois de plus à l’influence chrétienne sur tout les symboles animaux considérés comme païen.
Dans les tribus amérindiennes, le corbeau est un être primordiale dont la mission est d’organiser et civiliser le monde.
En orient, il représente la gratitude et la générosité car il est un des seuls volatiles dont les enfants peuvent nourrir les parents vieillissant puisque la cellule familiale reste groupée et solidaire.
En chine, le corbeau à trois pattes est une représentation impériale de la course du soleil et du pouvoir divin redistribué sur terre : le rôle du corbeau est celui d’un intermédiaire qui sait transmettre la connaissance et utilise avec justice et impartialité les forces célestes.
Son symbolisme dans la Grèce antique est d’ailleurs fort proche : Messager d’Apollon capable de livrer des prophétie à l’homme (comme en situant l’emplacement de l’Omphalos de Delphes). Toutefois, les légendes mythologiques insistent aussi sur ses travers : il doit sa couleur noir à une malédiction d’Apollon, lassé par ses bavardage et son indiscrétion puis est transformé en constellation pour le punir de s’être attardé dans une mission urgente (on met ici en exergue son côté tête en l’air).
On retrouve dans la mythologie celte l’aspect prophétique du Corbeau à travers les figures de Hugin et Munin, deux volatiles au service d’Odin dont le premier est Esprit (et capable de prédire l’avenir) tandis que le second est Mémoire (et capable de voir le passé). C’est ici la fonction cérébral du Corbeau qu’il faut relever : c’est en alliant raison et expérience, esprit et mémoire, que l’homme peut évoluer et devenir divin.
Comme tous les oiseaux mais plus encore, le corbeau est aussi le symbole de la liberté, de la légèreté.
Il est intéressant de mettre les duos opposés Bélier/Balance et Faucon/Corbeau en parallèle : le faucon solitaire, intrépide chasseur hésite encore entre destruction et initiation tandis qu’à l’opposé le corbeau semble avoir découvert les vertus du pacifisme, de l’harmonie de groupe et d’une révélation mentalisée.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Sociable mais querelleur, grégaire et coopératif, solidaire, indécis, tête en l’air, raffiné, crédule, charmeur, dépendant, bavard, adaptable, crâne, indiscret, civilisé.

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La Loutre et le Cerf.

Conseil du Shaman

Bavarder, parader, impressionner et faire des conciliabules est une bonne chose mais qu’arrivera-t-il si le sort vous isole ? Cultivez votre indépendance, vous ne vous en porterez que mieux en période de disette !



Le Serpent et le Scorpion :

Le symbole animal du Serpent est le huitième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond au milieu de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Scorpion auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Mutation et renouvellement
Le serpent est le symbole même de la mutation et de la régénération : sans cesse différent, toujours le même, il a régulièrement besoin de changer de peau pour poursuivre sa vie et rien qu’en cela, il est en parfaire analogie avec la maison VIII (reliée elle-même au Scorpion) qui nous parle des grandes transformations personnelles et des grandes crises existentielles.

Le Serpent, présent partout dans le monde sous des formes très différentes, peuplant la terre comme les plans d’eau, a toujours fasciné l’humanité.
Car le serpent a en lui ce pouvoir, celui de subjuguer l’homme (ou la femme) grâce à son charisme inquiétant, son regard impénétrable et mystérieux, cette impression de ne pas tout à faire appartenir à notre monde.

En Egypte antique, le serpent était intimement associé à la religion et aux grands mystères de la vie. Le serpent fut vénéré sous différents avatars divins.
Dans le mythe de la création héliopolitaine, le serpent (cobra) protège les dieux et les rois contre les puissances des ténèbres et du chaos : étant lui-même relié aux ténèbres, il est un intermédiaire privilégié.
D’un autre côté, Apophis est l’ennemi serpentin du dieu solaire Râ et incarne la menace continue de désordre pour le monde organisé.
Les deux idées se complètent donc pour faire du Serpent l’animal totémique « entre les mondes » et, de fait, celui étant le plus apte à maintenir l’équilibre entre destruction et construction, entre vie et mort (cette analogie rejoignant à nouveau la maison VIII).
D’ailleurs la figure de l’Ouroboros (le serpent avalant sa propre queue) est l’emblème du monde, de la perpétuelle rénovation de la nature qui meurt, renaît en un système clos autant que parfait où la pourriture et la mort permettent les nouvelles germes et la vie...
Un passage du Livre des Morts enseigne : « L’âme pénétrera dans le corps du serpent par la queue, qui est dirigée du côté des ténèbres et sortira par sa gueule, qui est toujours du côté de la lumière ». C’est ici une allusion à peine voilée à la réincarnation et au cycle de la vie et de la mort, de la nuit et du jour.

En inde comme dans les croyances celtes, le serpent est un animal chtonien, souterrain et il est protecteur des trésors, des richesses de la terre. Ce rôle matérialiste, notons le, est aussi échu au Scorpion de notre astrologie, auquel sourit souvent la richesse à condition qu’il sache la redistribuer. Cela souligne aussi le rôle fécondateur qui échoit aux deux animaux totémiques car la terre et les animaux qui la fouissent, la creusent, la travaille est universellement le symbole de la matrice dans laquelle la vie (encore brute) évolue.

La figure du serpent, de tout temps et dans toutes les cultures jusqu’à l’interprétation des rêves modernes, est d’ailleurs extrêmement phallique. Le serpent représente le pénis et donc l’énergie sexuelle à travers la sexualité elle-même mais aussi le pouvoir sexuel qui peut se traduire par un fort magnétisme (ascendance et subjugation) ou une puissance créatrice hors norme, à condition qu’elle soit détournée de son rôle purement charnelle. Le serpent monte alors « dans la tête » et la procréation se fait au niveau spirituel (ainsi les nagas indiens ou homme à tête de cobra, sont d’excellents poètes et d’excellents mathématiciens).

En Amérique du Nord, c’est sans doute la tribu des Shoshone (ou Snake) qui voua le culte le plus important au serpent bien que cet animal fut respecté par l’ensemble des amérindiens en tant que détenteur de grands secrets et initiateurs à la magie (l’ésotérisme est aussi l’apanage Scorpion et la maison VIII concerne tout ce qui est caché, dissimulé, occulte).
Voici le mythe fondateur des shoshones : Il y a très longtemps existait un serpent très différent des autres serpents puisqu’il était muni de grandes pattes. Aussi les autres serpents le chassèrent de leur village.
Il erra plusieurs mois et finit par échouer sur le bord d’une rivière pour y mourir.
Esekotoye aperçut le pauvre serpent. Il en eut pitié et l’invita chez lui. Il lui donna à manger et soigna ses pauvres pieds meurtris. Puis il expliqua au serpent qu’il y avait ailleurs des créatures avec des grandes pattes comme lui.
Le jours suivant, le serpent quitta son ami et rencontra sur la route Kaiskap, le porc-épic. Celui-ci avait froid et lui demanda de l’aide. Le serpent ne possédait pas grand-chose mais qu’il partagea malgré tout le peu qu’il avait avec le pauvre porc-épic.
Le serpent continua sa route et rencontra cette fois un chef indien et, bien que ne possédait que ses mocassins comme seule richesse, il lui en fit cadeau en guide de paix. Il fut alors invité par le chef à séjourner parmi les siens. Dès lors, il fut bien traité et eut une vie heureuse.

Toute cette partie est une allégorie conseillant à ceux marqués par le Serpent d’être toujours généreux même si on ne l’ai pas avec eux : c’est ainsi la vie leur sourira. Mais la légende ne s’arrête pas là car le chef indien avait une fille dont le serpent tomba follement amoureux.
Il savait toutefois que c’était sans espoir et commença à dépérir. Mo’kiya, le sorcier de la tribu décida d’intercéder pour le serpent alla trouver Nato’Se le soleil.
Transformer le serpent en homme n’était vraiment pas quelque chose de difficile à faire et le dieu solaire en expliqua le rituel au sorcier, ému par l’histoire du serpent.
De retour, le sorcier murmura des prières et le serpent se transforma bel et bien en un beau jeune homme qui pu épouser la fille du chef et donner naissance à une nombreuse descendance.
L’allégorie est ici plus subtile. Elle met l’accent sur le potentiel de transformation du serpent, sa capacité a « radicalement » changer au cour de sa vie et souligne que cela sera souvent fait par amour et grâce aux sympathie que le serpent aura su, ou non, créer autour de lui.

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Re: Astrologie amérindienne de la part de Crakte Iyo Ctana

Message  Romance le Mer 28 Mar - 13:09

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Ardent, passionnel, désintéressé, énigmatique, sensuel, secret, curieux, entêté, fascinant, dangereux, obsessionnel, hésitant entre destruction et création.

Partenaires conseillés

Loup et Pivert.

Conseil du Shaman

Vous évoluez certes à ras du sol mais ce n’est pas une raison pour ne pas projeter vos pensées haut dans les cieux.
C’est en quittant en partie le monde matériel et en sondant les mystères de la vie et de la mort que vous trouverez votre place dans le monde. Débarrassez-vous de votre vieille peau, ne conservez rien trop longtemps, cela ne servirait qu’à rendre votre reptation plus pesante.



La Chouette et le Sagittaire :

Le symbole animal de la chouette est le neuvième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond à la fin de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Sagittaire auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.

Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Une vision à part, un rôle de juge
La chouette a tout d’abord attiré l’attention des sages indiens par son mode de vie et de chasse tout particulier et ils ont bien sûr été troublés par le regard tout à fait particulier de ce rapace nocturne.
De par ces yeux tout à fait spécifiques (immenses et lumineux), ces clignements de paupières caractéristiques et bien sûr sa facultés à voir dans les ténèbres ce que l’être humain est incapable de percevoir, la Chouette s’est vite imposée comme l’incarnation animale du pouvoir de clairvoyance. Clairvoyance de ce qui échappe à l’homme, clairvoyance au-delà des ténèbres, au-delà même du voile de la nuit, elle-même symbole par excellence de l’occulte et du caché, souvent de la mort.

La chouette peut donc percer de grands mystères de façon naturelle, sans avoir recours à un quelconque truc : son pouvoir est celui de la pénétration de l’esprit, celui d’un regard différent porté sur le monde et permettant d’appréhender des réalités qui échappent sinon à l’entendement.
Les shamans remarquèrent aussi que la Chouette se nourrit essentiellement d’insectes et de petits rongeurs, considérés par toutes les civilisations comme nuisibles dès lors qu’ils s’en prennent aux réserves vitales, aux provisions pour l’hiver.
Elle a donc en plus endossé un rôle protecteur, devenant l’emblème de la chasse utile, c'est-à-dire permettant du même coup d’assurer ses besoins et de débarrasser le monde de ce qu’il a de mauvais. En ce sens, on lui accorda un don de discernement et de juge qu’on retrouve d’ailleurs dans les attributs traditionnels du Sagittaire.

Chez les Grecs anciens, la chouette était assimilée à Athéna et la ville d’Athènes était sous son patronat : rappelons que la déesse Athéna représentait la pensée élevée, les arts, la musique, la sagesse, l'intelligence. Elle était aussi et surtout une excellente conseillère, sollicitée pour sa sagesse et on retrouve donc à nouveau ici l’idée d’un jugement sain permis par une vision naturellement différente de l’ordre du monde, une vision en fait divine et donc hautement spirituelle.

Notons que notre Sagittaire occidental a également des prédispositions pour la politique, la religion, la spiritualité et la justice, que son esprit, très synthétique, est réputé pour pouvoir s’élever, prendre du recul et ainsi assumer un rôle de conseiller, de juge ou de guide.

En raison de son hululement inquiétant, sorte de gémissement nocturne, la chouette fut aussi, dans de nombreuses cultures, un oiseau redouté puisque classé parmi les psychopompes : les psychopompes sont toutes les créatures qui annoncent la mort et participent au passage de l’âme entre le royaume terrestre et le royaume de l’au-delà.

On retrouve toutefois dans cette idée celle d’élévation de l’esprit, de connaissance d’un « ailleurs », de perception intermédiaire entre le monde humain et le monde divin, entre le matériel et le spirituel. Le signe du Sagittaire est d’ailleurs moitié animal (plan terrestre) et moitié humain (étincelle divine).
Beaucoup de cultures passèrent facilement du respect craintif pour cet animal à la phobie haineuse :
Ainsi, en Europe, ce volatile était volontiers sacrifié dans les rituels de magie noire (enclouage) ou brûlé comme représentant du Malin par l’inquisition. On lui accordait dans tous les cas les pouvoirs de prédire l’avenir, de révéler les secrets ou encore d’hypnotiser ses victimes.
Dans certaines tribus du Maroc, on préférait ne pas prononcer son nom afin d’éviter de provoquer le malheur car la chouette était pour eux la réincarnation de certains morts demandant vengeance. On retrouve ici l’idée de Justice divine.

Le symbolisme de la chouette est donc ambigu, dépendant tout à la fois des époques et des civilisations. La Japon synthétise cette contradiction en faisant de la chouette, selon son espèce, une créature tantôt positive (une messagère des dieux) tantôt négative (une incarnation démoniaque). Pourquoi tant de disparité ?

Probablement au final parce que la chouette est capable du pire comme du meilleur, tout comme le signe du Sagittaire, un signe double. Si la chouette/sagittaire écoute la sagesse qui l’habite, elle sera capable de grandes choses, sera apte à conseiller et à guider le monde mais si elle succombe à ses instincts les plus vils, elle sera porteuse de mort et de misère puisqu’elle représentera alors une utilisation pervertie des forces divines.
II. Personnalité traditionnelle et conseil
Aventureux, sage, indépendant, lucide, bon conseiller, utile et clairvoyant ou…violent, vicieux, apprenti sorcier et porteur de calamités.

Partenaires conseillés

Faucon et Saumon.

Conseil du Shaman

Voir ce que les autres ne peuvent percevoir est une faculté précieuse mais tout dépend comment vous en ferez usage : serez-vous enfant terrible ou âme noble plein de compassion ? Ce sera là votre choix personnel car l’ombre et la lumière sont toutes deux présentes à force égale dans votre cœur.



L'Oie et le Capricorne :

Le symbole animal de l’oie est le dixième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond à la fin de l’automne et à notre signe astrologique occidental du Capricorne auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.
Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Vigilance, persévérance et pureté
En Chine, l’oie est considérée comme un oiseau Yang et un principe lumineux de la nature. Selon Hayers, elle « suit le soleil dans sa course hivernal vers le Sud et affiche une connaissance du temps et des saisons ». On fera ici facilement le parallèle avec le Capricorne et sa planète Saturne, Dieu du temps appelé Chronos dans le panthéon grec. Nous avons affaire à un animal lié au temps mais aussi à la notion de persévérance et d’efforts puisque la grande migration des oies est un symbole majeur d’une pugnacité (parfois jusqu’à l’épuisement total) pour atteindre un objectif.
Cette constance, on la retrouve aussi dans l’idée du mariage car les oies volent par paires, se soutenant dans l’effort « pour le meilleur et pour le pire » pourrait-on dire. D’ailleurs, les chinois (Tchéous) lui accordaient une signification de contrat de mariage puisque l’oie faisait partie des cadeaux symboliques des fiançailles : en offrant une oie, on engageait sa parole et sa fidélité.

D’ailleurs, l’Oie est un des familiers d’Aphrodite/vénus, la déesse de l’amour et on conseillait jadis aux couples grecs ayant des problèmes d’élever des oies afin de prendre exemple sur elles.
L’épisode de Némésis est également intéressant et nous donne une autre illustration de la pugnacité. Celles des ardeurs de Zeus qui, pourchassant la belle Némésis sous les différentes formes qu’elle adoptait pour lui échapper (castor, poisson, etc), finit par réussir à la posséder sous forme d’oie (ou de cygne puisque les deux animaux semblent symboliquement intimement liés). Outre la récompense des efforts de Zeus, le mythe de Némésis nous éclaire aussi sur la notion d’inéluctable, de destinée, autre valeur à rapprocher du Capricorne et de saturne. Notons de plus que Némésis devint plus tard l’allégorie de la vengeance, autre forme, sans doute plus critiquable mais tout aussi réelle, de la constance et de la persévérance (ici, de la haine, tenace, qui aboutit finalement au juste châtiment).

Dans l’empire romain, les oies deviennent gardiennes (du capitole) et c’est grâce à leur vigilance de tous les instants que l’invasion gauloise est évitée.
Dans de nombreuses autres cultures dont celles amérindiennes, l’oie est, de par sa blancheur immaculée, symbole de pureté, de sobriété.

En dehors de ces considérations allégoriques, il est sans doute intéressant de faire un détour par l’ornithologie, ne serait-ce que pour tordre l’idée reçue de la stupidité de l’oie. L’oie est au contraire sans doute un des oiseaux les plus intelligents comme le prouvent les études des biologistes. En fait, l’animal doit surtout sa mauvaise réputation intellectuelle à son entêtement car l’oie, une fois une idée en tête peut s’acharner et on retrouve effectivement cette composante chez le natif qui poursuivra parfois son but aveuglément à ses propres dépens, juste parce qu’il en a décidé ainsi et se voit dans l’incapacité de modifier son avis, de prendre le problème sous un angle différent.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Prudent, déterminé, courageux, fidèle, entêté, exigeant, puriste, vigilant, loyal, sobre, constant, rancunier, sévère, ambitieux, résolu.

Partenaires conseillés

Castor, Ours brun et Corbeau.

Conseil du Shaman

Votre vie est faite de beaucoup d’engagements personnels, de sérieux et de persévérance mais à force de voler à tir d’ailes toujours plus loin, vous pouvez finir par oublier l’essentiel car vaincre est une chose satisfaisante mais cela n’a aucun sens si vous ne prenez pas le temps de jouir de ces victoires. Cultivez davantage de fantaisie et soyez moins exigeant envers vous et les autres.



La Loutre et le Verseau :

Le symbole animal de la Loutre est le onzième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond à notre signe astrologique occidental du Verseau auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.
Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Sociabilité et autonomie
La loutre adore la vie en groupe mais reste d’une nature méfiante et ne peut pas vraiment être considérée comme un animal grégaire. D’ailleurs, elle côtoie ses congénères par plaisir et non par nécessité : chaque individu se suffit à lui-même et chasse isolément sans avoir besoin de recourir au groupe bien que des alliances puissent être contractées temporairement dans ce but. C’est donc souvent davantage pour jouer (car c’est un animal joueur) et pour entretenir des rapports sociaux que les loutres –en dehors de la période où elles fondent une famille- se retrouvent et s’apprécient. On retrouve cette notion d’autonomie et « d’individualité altruiste » chez les natifs du Verseau.
Un peu à la manière du dauphin, la loutre, aime s’ébattre dans l’eau et « s’amuser ». Elle peut d’ailleurs aussi glisser sur une pente ou jouer avec des pierres ou des morceaux de bois sans que cela ait un caractère nécessaire ou participe à sa survie. Elle compte donc parmi les exceptions du règne animal et on lui attribuera volontiers du fait un penchant à être fantaisiste, farfelu, à agir de façon quelque peu bizarre parce que motivée par des ressorts internes qui nous échappent. Ce schéma comportemental est également représentatif de l’uranien et des natifs marqués par le Verseau.

Dans certaines cultures, phoque, dauphin, lamantin et loutre sont d’ailleurs interchangeables et ont tous donnés des versions différentes du mythe de la sirène ou du selkie : Le point commun de tous ces histoires réside toutefois dans le fait que ces mammifères marins revêtent parfois l’apparence d’un homme ou d’une femme et contracte mariage dans la communauté humaine…mais invariablement aussi, ils se retrouvent vite étouffés, emprisonnés par ce mariage et n’aspirent qu’à retrouver leur liberté. Car la liberté est tout à la fois le principal mot clef de la loutre et du signe du Verseau.

Chez les amérindiens, la loutre appelle à la joie et à la serviabilité du fait même de son tempérament excentrique mais dénué de toute agressivité. Les shamans insistaient notamment sur son caractère amphibie : aussi à l’aise sur la mer que sur la terre, la loutre est le symbole d’un équilibre entre la liberté (libre comme l’air dit-on…) et les émotions plus profondes, plus maternelles qui sont contenues dans l’élément aquatique. Les shamans avaient également noté combien la loutre passait de temps à jouer avec ses petits et on retrouve bien cette tendance chez les mamans et papas du Verseau qui, en parallèle à leur rôle de parent, sont souvent « les meilleures ami(e)s et les meilleurs compagnons de jeu de leurs bambins ».
Une loutre n'ayant pas de comportement agressif, n’étant en rien belliqueuse, elle s’avère aussi être un symbole puissant de la bonté, une sorte d’incarnation de la vie sous sa forme la plus dévoué, la plus altruiste.
Notons enfin que la loutre correspond à l'idéal féminin des Indiens. Elle est mince, gracieuse, enjouée et pleine de coquetterie. Elle enseigne que la féminité est là pour répandre joie et ouverture d'esprit et non rivalité et dissension. Cette composante se retrouve souvent chez la femme uranienne ou Verseau qui voit l’amour comme une coopération, une complicité, une amitié même souvent et se méfie de la passion destructrice et brûlante…

Le fait que la loutre n’est pas un animal territorial (Si une loutre empiète sur le territoire du voisin, c’est en principe l’indifférence qui prime) évoque son détachement aux biens matériels.

Nous noterons enfin que, très sensible à la pollution, la présence de la loutre à un endroit quelconque est un signe positif pour l’écologie et la bonne santé du biotope : les natifs de la loutre comme du Verseau auront fréquemment la fibre écolo et défendront souvent de bonnes causes, notamment en ce qui concerne la protection de la nature et des animaux.

II. Personnalité traditionnelle et conseil
Amical, joueur, indépendant, bon, sociable, fantaisiste, farfelu, bizarre, détaché, inventif, peu matériel, désobéissant, imprévisible, rebelle, individualiste.

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Corbeau, Faucon ou Cerf.

Conseil du Shaman

Pris entre la mer et la terre, entre votre désir de vous amuser et les nécessités de la survie, entre votre liberté sacrée et la volonté de vous mêler aux autres, entre votre individualisme forcené et la volonté d’améliorer le monde…votre épanouissement reposera sur votre faculté à trouver un juste équilibrage entre vos tendances contradictoires. C’est souvent en restant indépendant mais en mettant votre énergie au service d’une cause collective que vous donnerez un vrai sens à votre vie.



Le Loup et les Poissons :

Le symbole animal du loup est le douzième esprit totem de la roue de la vie des shamans amérindiens. Il correspond en occident à notre signe astrologique des Poissons auquel il peut apporter un éclairage nouveau et exotique.
Voyons les analogies de ce symbole à travers les différentes cultures qui lui ont rendu hommage, les mots-clefs caractérisant les natifs dont il est l’esprit protecteur et le conseil du shaman à son sujet, conseil destiné à exploiter au mieux son potentiel vital.


I. Une liberté en marge du monde
Ce n’est qu’avec l’avènement du christianisme que le loup, comme nombre d’autres animaux nocturnes, a été diabolisé. Animal de meute ou loup solitaire, ce noble habitant des forêts fut longtemps respecté à juste titre : on pensera entre autre à « la louve romaine » qui fut la nourrice des fondateurs de Rome, Romulus et Remus et qui à ce titre à un rôle civilisateur de premier ordre dans la mythologie latine.

Un peu plus tard, le loup fut assimilé à l’idée de sauvagerie. Encore que ce terme mérite d’être discuté : s’il est regrettable que le loup soit devenu le symbole de la cruauté ou de l’agressivité gratuite (surtout à travers les contes pour enfants), il est plus intéressant et surtout plus juste de le considérer comme la figure animale de la sauvagerie positive (à rapprocher de l’idée de « bon sauvage »), c'est-à-dire de ce qui ne peut être domestiqué, asservi.

Car quand le loup est domestiqué, il devient chien mais n’est plus loup. Et n’est-ce pas précisément le fait que le loup refuse toute intégration dans la société humaine, dans la civilisation des hommes, qui l’a conduit à devenir une bête effrayante ? On sait bien en effet à quel point les attaques de loups contre l’homme sont rares, voir inexistantes en dehors des cas de rage lupine.

Il faut donc voir dans la phobie de l’homme à l’égard du loup quelque chose de plus profond, de plus caché : la peur de ce qui échappe au contrôle humain, de ce qui reste profondément libre. On évoquera d’ailleurs à ce sujet plusieurs cas où des loups, pris par de cruels mâchoires de piège ont préféré s’arracher la patte entravée plutôt que de rester prisonniers.
Car le loup, c’est avant tout un symbole de liberté spirituelle, de cette part de notre âme que tous ceux qui ont été confronté à la torture ou à l’emprisonnement savent inaliénable. Et n’est ce pas cette part d’âme que rien ne peut nous retirer qui se reflète dans l’œil du loup, à la nuit tombée, en argentant son regard ? Plutôt souffrir, plutôt se mutiler soi-même qu’accepter de perdre sa liberté, voilà un des messages communs à la fois au loup totémique et au signe des Poissons.

D’ailleurs, Fenrir, le loup géant de la mythologie scandinave ne véhicule pas d’autre message : enchaînés par les dieux (parce que dérangeant l’ordre divin, le dogme civilisateur), la prophétie annonce qu’il ne se libérera qu’à la fin des temps, à la fin du cycle.
Le loup comme les Poissons constituent la dernière étape des roues de vie amérindienne et zodiacale : ils sont la fin du cycle, ceux qui brisent l’ordre monotone des choses et inaugurent un ailleurs, une nouvelle époque car ils sont par excellence reliés à une autre réalité, une autre dimension (plus spirituel à n’en pas douter) et c’est précisément ce qui les rend si différents. Les natifs du loup comme les natifs du Poissons vivent dans leurs mondes et quiconque essaie de les en arracher les condamne à mourir ou à se sentir aussi enchaînés que Fenrir.

Les shamans amérindiens ne manquèrent pas non plus de noter l’aspect de dévouement et de sacrifice propre au loup. Animal grégaire, sa vie sociable est d’une grande richesse et d’une grande complexité tout comme celle des Poissons et, surtout jeune, il est prêt à payer de lui-même pour le bien de tous.
En vieillissant, il n’est pourtant pas rare que, las des concessions sociales et de la hiérarchie, il finisse par s’isoler, s’exclure lui-même du groupe sans doute parce qu’il sent le temps de découvrir l’au-delà venu et qu’il sait devoir s’y préparer.
Cela lui valu d’être très justement considéré comme un initiateur au sacré, un passeur entre le monde terrestre et le monde spirituel. Sa connaissance de l’âme humaine et des secrets de l’au-delà le fit même régner sur les morts, chez les algonquins par exemple. On se rappellera bien sûr du cri déchirant du loup qui hurle à la mort…ce qui est sans doute sa façon de parler avec les forces invisibles.



II. Personnalité traditionnelle et conseil
Ame libre, compatissante, dévouée, mystique, spirituel et grégaire mais rencontrant des difficultés à s’intégrer dans la norme, à faire preuve de réalisme, de fermeté ou de persévérance tant les choses de ce monde lui semble souvent sans importance…

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Pivert, Serpent et Ours

Conseil du Shaman
Trouver plus de sens à la vie mais aussi à la mort, vous interroger de façon générale sur la réalité des choses et sur leur importance occupera sans doute une grande partie de votre vie. Ce qui permet à l’homme de dépasser sa condition charnelle (La musique, l’art, la poésie, la prière et parfois l’amour…) vous inspire mais attention de ne pas totalement perdre le sens du concret car à trop vous isoler, vous pourriez devenir un loup solitaire avant d’en avoir l’âge et cela ne manquera pas de vous faire souffrir.



Source : autourdelalune.com //// Philippe REGNICOLI













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