Qu est-ce qu une huile essentielle ?

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Qu est-ce qu une huile essentielle ?

Message  Romance le Lun 9 Avr - 10:56

Qu est-ce qu une huile essentielle ?



Une huile essentielle est une substance volatile [qui s'évapore au contraire des huiles végétales] et odoriférante secrétée par une plante aromatique. Non pas seulement les plantes que l'on appelle « aromates » mais les plantes capables de dégager une odeur par au moins l'une de leurs parties. Une huile essentielle est donc la « signature » aromatique d'une plante.

Dans la nature, les plantes aromatiques présentent ce que l'on appelle des poches sécrétrices [ou glandes aromatiques] qui contiennent les essences aromatiques. Ces poches se situent sur les différentes parties des plantes, tantôt dans les feuilles, tantôt dans les pétales, etc. Parfois, on trouve sur une même plante plusieurs huiles essentielles [c'est le cas de l'oranger amer, par exemple]. Ci-dessous, nous retrouvons ces différentes parties végétales et une plante pour exemple :

Les feuilles : mélisse officinale.
Les fleurs : rose de Damas.
Les tiges et rameaux : romarin officinal.
L'écorce : cannelle de Ceylan.
Le bois : santal blanc.
Le rhizome : gingembre officinal.
La racine : vétiver.

Une huile essentielle est une alchimie de multiples composants, des molécules biochimiques dont on distingue différentes familles [phénols, terpènes, cétones, etc.] Ces familles moléculaires sont présentes d'une façon qui est particulière à chaque huile essentielle et leurs proportions peuvent varier en fonction de l'origine d'une plante [comme c'est le cas du romarin dont l'huile essentielle varie en fonction de la provenance du romarin : France, Corse, Afrique du Nord, etc.] mais aussi en fonction de la période de l'année [l'huile essentielle de mélisse ou de verveine odorante n'est pas la même avant et après floraison].
Chaque huile essentielle est unique, subtile mélange de composants dont le nombre est parfois très important. Par exemple, on trouve près de 250 constituants dans l'huile essentielle de romarin, plus de 300 dans celle de sauge officinale, alors que l'huile essentielle d'origan n'est composée que de 85 molécules différentes.

Les huiles essentielles contiennent donc de la manière la plus concentrée qui soit les principes actifs contenus dans les parties de la plante utilisée pour les extraire. Par exemple, l'huile essentielle de petit grain bigarade issue de la distillation des feuilles de l'oranger amer ne contient pas les mêmes molécules ni les mêmes propriétés que l'huile essentielle de néroli issue de la distillation des fleurs de ce même oranger.
L'extraction par distillation [nous reviendrons sur cette notion dans un post singulier] modifie par phénomène thermique la composition des huiles essentielles. Ainsi, l'huile essentielle de menthe poivrée extraite des feuilles de cette plante ne possède pas exactement les mêmes propriétés que cette même menthe poivrée quand celle-ci est utilisée dans le cadre d'un usage phytothérapeutique.


Sources:

-L aromathérapie, Jean Valnet, Maloine, 1984.
-La phyto-énergétique, Michel Odoul/Elske Miles, Albin Michel, 2004.
-Huiles essentielles, Marie-France Muller, Hachette Pratique, 2006.
-Les huiles essentielles, ça marche! Danièle Festy, Leduc. S Éditions, 2003.
-Laboratoire Ladrôme, Die [26], France.

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Qu est-ce qu une essence aromatique ?

Message  Romance le Lun 9 Avr - 10:57

Qu est-ce qu une essence aromatique ?

Une essence aromatique est une substance volatile [qui s'évapore au contraire des huiles végétales] et odoriférante secrétée par une plante aromatique. Non pas seulement les plantes que l'on appelle « aromates » mais les plantes capables de dégager une odeur par au moins l'une de leurs parties. Une essence est donc la « signature » aromatique d'une plante.

Dans la nature, les plantes aromatiques présentent ce que l'on appelle des poches sécrétrices [ou glandes aromatiques]. C'est le mode d extraction qui détermine si l'on a affaire à une essence aromatique ou à une huile essentielle.

> Distillation à la vapeur d'eau : huile essentielle [qui concerne beaucoup de plantes aromatiques].
> Expression mécanique à froid : essence aromatique [c'est le cas de la plupart des agrumes].

Une autre différence tient au fait qu'une huile essentielle étant issue d'une distillation à la vapeur d'eau est donc le résultat d'un traitement thermique d'une plante alors que l'essence aromatique ne subit aucun traitement thermique. Ainsi, l'essence contenue dans le péricarpe d'un citron est de même nature que ce que contient un flacon d'essence de citron [malheureusement, l'étiquetage de nombre de laboratoires entretient cette idée et fausse la définition stricte qui existe entre les huiles essentielles et les essences aromatiques].

Ne sont pas considérées comme huiles essentielles, les essences suivantes :

> Essence de citron,
> Essence de lime,
> Essence d'orange douce,
> Essence d'orange amère,
> Essence de bergamote,
> Essence de pamplemousse,
> Essence de mandarine,
> Etc.


Sources:

-L aromathérapie, Jean Valnet, Maloine, 1984.
-La phyto-énergétique, Michel Odoul/Elske Miles, Albin Michel, 2004.
-Huiles essentielles, Marie-France Muller, Hachette Pratique, 2006.
-Les huiles essentielles, ça marche! Danièle Festy, Leduc. S Éditions, 2003.
-Laboratoire Ladrôme, Die [26], France.
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HE et essences : critères de qualité indispensables

Message  Romance le Lun 9 Avr - 11:01

L'engouement pour les huiles essentielles et des essences [et pour l'aromathérapie dans une moindre mesure] ces dernières années a fait que des producteurs et des marchands peu scrupuleux ont mis sur le marché des produits de bien piètre qualité et cela au dépend du consommateur, bien entendu.

Ainsi donc, lorsque l'on fait ses premiers pas dans un domaine quel qu'il soit [l'aromathérapie et ses huiles falsifiées, la lithothérapie et ses faux cailloux, etc.], autant savoir repérer les indices essentiels à une bonne identification des produits de qualité afin de trier le bon grain de l'ivraie. Parce que de cette reconnaissance du bon ou du mauvais produit dépendra la qualité des pratiques associées.

Pour débuter, prenons connaissance des informations fournies sur les produits. Ces informations dessinent la carte d'identité d'une huile essentielle ou d'une essence. Si l'on ne peut obtenir tout ou partie de ces informations, il est préférable de s'abstenir et de se tourner vers un producteur ou un marchand sérieux dans ce domaine. Mais avant tout, détaillons l'ensemble de ces indices.





Sur cette étiquette d'un flacon d'huile essentielle, nous voyons plusieurs choses.


1/ 100 % naturelles

Les plantes utilisées pour fabriquer les huiles essentielles et les essences sont des plantes sauvages poussant dans un biotope exempt de toute forme de pollution. Pour d'autres cas, il s'agit de plantes issues de cultures biologiques. Ainsi donc, l'on doit trouver sur l'emballage et sur l'étiquette le petit logo vert frappé des lettres majuscules AB :





Le logo agriculture biologique français





Le logo agriculture biologique européen

Dans un cas comme dans l'autre, ces plantes n'ont donc jamais été mises en contact avec un quelconque produit chimique tel que ceux employés par l'agriculture intensive [pesticides, herbicides, insecticides, désherbants, engrais chimiques, etc.]
Pourquoi est-ce si importan t? Simplement parce que les plantes soumises à ces produits les fixent dans leurs tissus. Lors de la distillation, on obtiendra donc une huile essentielle souillée.
Cela serait grandement contrevenir aux pouvoirs thérapeutiques des huiles essentielles et des essences. Autant placer un malade sous assistance respiratoire dans une pièce saturée de monoxyde de carbone....
Si vous avez le choix entre une huile essentielle et/ou une essence biologique et une autre qui ne l'est pas, optez pour la première. Bien que plus onéreuse que la seconde, à l'usage, elle vous le rendra bien


2/ 100 % pures

Que faut-il entendre par ce mot ? Eh bien, le fait que les huiles essentielles et essences ne soient pas trafiquées et qu'elles ne subissent donc aucune modification. Une huile essentielle ou une essence est qualifiée de pure lorsqu'elle est non décolorée, non peroxydée, non déterpénée, non rectifiée. Dans le même ordre d'idée, elle ne doit pas non plus être coupée à l'aide d'un quelconque solvant, qu'il soit d'origine naturelle ou synthétique [huile végétale, alcool, autre huile essentielle, produits chimiques x ou y, etc.]
Car c'est là l'objectif des escrocs qui n'ont pas d'autre but que de se remplir les poches à moindre frais. Une huile essentielle est particulièrement coupée lorsqu'elle est rare et donc chère. C'est le cas de l'huile essentielle de rose de Damas, par exemple, dont on trouve sur le marché [Internet surtout] des flacons plus que douteux qui contiennent 1 à 20 % d'huile essentielle de rose de Damas, le reste étant complété par un quelconque liquide. Ceci est une pratique honteuse à plusieurs chefs :

-On abuse le client et, par voie de conséquence, le malade. D'autant plus qu'une telle huile essentielle ou essence reste inexploitable et, pire, dangereuse sinon toxique [en fonction de la composition du solvant utilisé pour couper l'huile essentielle ou l'essence concernée]. Cela représente donc une perte sèche pour l'acheteur.

-On discrédite l'aromathérapie et ses praticiens sérieux aux yeux des sceptiques qui mettent en exergue de telles pratiques afin de justifier leur scepticisme et leurs sarcasmes.

-On spécule sur Mère Nature. Si l'on coupe une huile essentielle de rose de Damas à 80 % d'essence de térébenthine qui coûte trois fois rien, on se rend aisément compte des profits et des abus qu'une telle démarche peut occasionner.

Tout cela pour dire que ce qui est rare et cher attire la convoitise des faussaires qu'il est tout à fait justifié de qualifier de gouapes ! On peut également mettre dans le même sac les médicastres aux folles ordonnances. Ainsi avec ces deux catégories de personnages, on tombe dans le domaine du « n'importe quoi, n'importe comment ».
Très sincèrement, accepteriez-vous d'acheter un litre de carburant qui contient la moitié d'huile de vidange ? Un kg de farine dans lequel la farine se mêle à de la poussière de craie ? Un gramme de safran qui ne serait autre que de la poudre de curcuma ? Non, bien sûr...

En conclusion sur ces deux premiers points, n'exigez que des huiles essentielles et essences 100 % pures et 100 % naturelles. L'emballage et l'étiquetage doivent le mentionner. Si tel n'est pas le cas, allez chercher ailleurs.
Par la même occasion, méfiez-vous des pseudo huiles essentielles qui ne sont pas autre chose que des produits de synthèse. Si l'on vous propose des huiles essentielles de pêche, de lilas, de violette, de muguet, etc., une seule alternative : la fuite, sans plus attendre !
De même, si les produits que l'on vous propose vous paraissent étonnamment peu chers, même chose. Un flacon d'huile essentielle de rose de Damas à 10 € ? C'est de l'arnaque. Fuyez !


3/ 100 % intégrales

Pour extraire la majeure partie des molécules aromatiques d'une plante, il faut que la distillation dure le temps nécessaire pour ce faire. Certaines molécules, les plus volatiles, sortent en tête de distillation, alors que les plus lourdes, en queue. Si la distillation est trop courte, l'huile essentielle ainsi obtenue ne sera pas la même que celle issue d'une distillation dont la durée est adéquate et suffisante.
Par exemple, l'industrie cosmétique utilise de l'huile essentielle de lavande fine qui n'a demandé que 15 mn de distillation. Or, l'huile essentielle de lavande fine qui se destine à un usage thérapeutique nécessite 90 mn de distillation. On ne pourra donc utiliser la première qui présente une spécificité biochimique différente de la seconde. Là encore, on ne mélangera pas les torchons avec les serviettes.


4/ Identité des huiles essentielles et des essences

Au-delà des trois mentions ci-dessus, une huile essentielle ou une essence doit clairement afficher un certain nombre d'informations. Rejetez un œil sur l'étiquette plus haut, vous verrez que toutes les informations suivantes s'y trouvent.


> Le nom de la plante utilisée

On doit pouvoir lire le nom vernaculaire et le nom latin. Exemple : sauge officinale et salvia officinalis.
Pourquoi ? Parce qu'il existe différentes sortes de sauges et qu'il est impératif de savoir ce à quoi on a affaire. Les usages diffèrent d'une sauge à l'autre. C'est le cas entre la sauge officinale et la sauge sclarée. A première lecture, on doit pouvoir aisément identifier le contenu d'un flacon.


> Le nom des parties végétales utilisées

Que cela soit les feuilles, les fleurs, l'écorce, etc., cela doit être indiqué. Par exemple, l'huile essentielle de cannelle de Ceylan. On distille autant les feuilles que l'écorce. On obtient donc deux huiles essentielles distinctes dont les usages diffèrent également.


> Origine de la plante utilisée

Elle permet de localiser géographiquement le lieu de la récolte. Par exemple, l'huile essentielle de romarin officinal. On peut trouver plusieurs zones d'origine : France, Corse, Maroc, etc. Cela est important du fait de la spécificité biochimique [dont l'abréviation est : s. b.] propre à chacun de ces romarins [c'est toujours de l'officinal] issus de pays différents.
On ne récolte pas n'importe quoi, n'importe comment, n'importe où. On récolte une plante donnée lorsqu'elle développe un maximum de principes aromatiques. Et ce moment diffère d'une plante à l'autre, d'une localisation géographique à une autre.


> La spécificité biochimique

Nous venons de l'évoquer ci-dessus. Elle permet de distinguer plusieurs huiles essentielles ou essences différentes pourtant issues d'une même variété botanique. Reprenons l'exemple du romarin officinal. En fonction du lieu où il pousse, la composition biochimique de l'huile essentielle ou de l'essence qu'il produira différera. Cela est causé par différents facteurs tels que l'exposition solaire, la composition du sol, la saison et l'âge de la plante au moment de la récolte, etc.

Ainsi lorsque l'on se trouve face à un certain nombre de flacons d'huile essentielle de romarin officinal, on peut avoir sous les yeux différentes informations qui accompagnent le nom vernaculaire et le nom latin de la plante. Par exemple, vous pourrez lire :

-Huile essentielle de romarin officinal/Rosmarinus officinalis s.b. à camphre.
-Huile essentielle de romarin officinal/Rosmarinus officinalis s.b. verbénone.
-Huile essentielle de romarin officinal/Rosmarinus officinalis s.b. 1-8 cinéole.

Quelle importance, me direz-vous peut-être ? Et pourtant, cela en a une. L'on peut définir que le premier de ces romarins est originaire de France, le deuxième de Corse, le dernier du Maroc. On n'utilise pas de manière identique ces trois huiles essentielles du simple fait que leur spécificité biochimique signe ce que l'on appelle le chémotype.


> Le chémotype

En fonction des étiquettes, on trouve plusieurs mentions : « HECT » [huile essentielle chémotypée], « HEBBD [huile essentielle botaniquement et biochimiquement définie]», « Huile essentielle chémotypée », etc.
Ces trois appellations signifient la même chose. Le chémotype retrace l'ensemble des composants qui constituent une huile essentielle ou une essence. Et cela vaut pour toute huile essentielle et essence.

Si l'on reprend l'exemple des trois huiles essentielles de romarin officinal mentionnées plus haut, les termes qui accompagnent le nom de ces huiles [camphre, verbénone, 1-8 cinéole] indiquent quel est le composant majeur de telle ou telle huile essentielle.
Ces informations sont importantes pour d'autres huiles essentielles, telles que celles de thym vulgaire, d'eucalyptus, etc.

L'analyse chromatographique d'une huile essentielle ou d'une essence doit mentionner la liste des composants qui la constituent ainsi que les proportions de chacun en %. Si ces informations sont incomplètes [parfois il est simplement indiqué HECT sans que la liste exacte des composants soit livrée avec le produit], il est possible de se la procurer sur simple demande auprès du laboratoire d'origine.


> Organisme de contrôle

Il s'agit d'un organisme agrée [Ecocert en France, par exemple] qui se charge de contrôler la bonne marche des opérations et ce depuis la culture jusqu'au flaconnage, en passant pas les étapes de la cueillette et de l'extraction.
Dès lors qu'une huile essentielle ou une essence est certifiée conforme, elle peut être mise à disposition du public.


Conclusion

Arrivé là sans encombre, vous pouvez vous dire que vous détenez des produits de haute qualité et qu'ils sont alors prêts à l'emploi.

En espérant que ce petit post vous permette de ne plus prendre les vessies pour des lanternes!


Sources:

-L aromathérapie, Jean Valnet, Maloine, 1984.
-La phyto-énergétique, Michel Odoul/Elske Miles, Albin Michel, 2004.
-Les huiles essentielles, ça marche! Danièle Festy, Leduc. S Éditions, 2003.
-Laboratoire Ladrôme, Die [26], France.
-Laboratoire Abiessence, La Source [42], France.
-Laboratoire Cosbionat, Vendôme [70], France.
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HE : contre-indications, toxicité et précautions d’emploi

Message  Romance le Lun 9 Avr - 11:02

L'emploi de la puissance des huiles essentielles et des essences nécessite de la rigueur et un certain nombre de précautions. En particulier dans le cadre d'une automédication pratiquée sans l'avis d'un spécialiste.

En guise d'introduction, je me permets de citer Jean Valnet :

L'aromathérapie ne saurait être employée de manière fantaisiste. Ce n'est pas un gadget pour malades imaginaires ou motivés, encore moins une friandise pour petites filles modèles. Aussi ai-je de tout temps refusé de camoufler ce mode de soins […] sous le masque trompeur et rassurant de « médecines douces ». […] Toute thérapeutique pourvue de quelque activité est, par là même, susceptible de se montrer néfaste au prorata de sa puissance.

Merci Docteur! XD


01/ Posologie

Ne pas augmenter les doses indiquées. Inutile d'en absorber plus souvent qu'à la fréquence conseillée. Un emploi massif sur une trop longue durée peut être néfaste. Naturel n'est pas synonyme d'anodin. Les huiles essentielles ne sont pas sans danger, comme nous allons le voir par la suite.


02/ Application cutanée

Sauf rares exceptions qui sont fonction de l'huile essentielle ou de l'essence utilisée et du sujet, on évitera autant que faire se peut d'appliquer les huiles essentielles et les essences pures sur la peau et ce pour plusieurs raisons.
Avant tout usage externe, procédez au test cutané suivant : appliquez une goutte pure ou diluée au creux du coude. Si aucune irritation, démangeaison, rougeur ne se manifeste, vous pouvez employer l'huile essentielle ou l'essence concernée par ce test.

> Photosensibilité

Les essences d'agrumes [citron, orange douce, pamplemousse, mandarine, bergamote, etc.] sont photosensibilisantes.
En cas d'application cutanée de l'une de ces essences, il est impératif d'observer un délai minimum de huit heures entre l'application et l'exposition solaire, au risque de voir apparaître des taches cutanées, voire des brûlures, qu'il sera très difficile de faire disparaître par la suite.

> Dermocausticité

Certaines huiles essentielles et essences sont irritantes et/ou caustiques pour la peau [cannelle de Ceylan, sarriette des montagnes, thym à thymol, thym à carvacrol, origan vulgaire, giroflier, lemongrass, gaulthérie couchée, menthe poivrée, eucalyptus globuleux, citronnelle de Ceylan, poivre noir, etc.] Il est donc important de les diluer préalablement dans une huile végétale avant tout usage externe.

> Pour les enfants

On évitera les huiles essentielles phénolées [sarriette des montagnes, thym à thymol, origan vulgaire, giroflier, cannelle de Ceylan "écorce", gaulthérie couchée, etc.] ainsi que les huiles essentielles riches en cétones [sauge officinale, hysope officinale, menthe poivrée, etc.] Elles sont très irritantes pour les enfants par voie cutanée.
L'usage externe des huiles essentielles et des essences avec les enfants est soumis à condition : bien diluer les huiles essentielles dans une huile végétale, adapter les doses à l'enfant [différentes de celles applicables à un adulte].


03/ Voie orale

On n'avalera jamais pure les huiles essentielles et les essences. Certaines d'entre-elles sont susceptibles d'attaquer les muqueuses [les mêmes que celles qui attaquent la peau, cf. plus haut]. En tout état de cause, on diluera les huiles essentielles et les essence dans un solvant.
Chez les enfants, on évitera l'usage interne de la plupart des huiles essentielles ainsi que des essences en dessous de 36 mois.


04/ Diffusion atmosphérique

A doses minimes, voire jamais, pour les huiles essentielles suivantes : cannelle de Ceylan "écorce", sarriette des montagnes, thym à thymol, thym à carvacrol, origan vulgaire, giroflier, lemongrass, gaulthérie couchée, menthe poivrée, eucalyptus globuleux, poivre, noir, etc.
Valable aussi bien pour les enfants que pour les adultes [risques d'irritation des muqueuses bronchiques].


05/ Cas particuliers

> En cas de grossesse

Évitez d'utiliser des huiles essentielles et des essences sans avis médical si vous êtes enceinte. Beaucoup d’entre-elles sont déconseillées aux femmes enceintes. Je récapitule ici la liste des huiles essentielles à proscrire impérativement dans ce cas-là :

Armoise vulgaire [Artemisia vulgaris]
Absinthe [Artemisia absinthium]
Basilic commun [Ocimum basilicum]
Cannelle de Ceylan [Cinnamomum zeylanicum]
Citronnelle de Ceylan [Cymbopogon nardus]
Genévrier commun [Juniperus communis]
Gingembre officinal [Zingiber officinale]
Livèche officinale [Levisticum officinale]
Marjolaine à coquilles [Origanum majorana]
Menthe poivrée [Mentha piperata]
Origan vulgaire [Origanum compactum]
Romarin officinal [Rosmarinus officinalis]
Sauge officinale [Salvia officinalis]
Thym vulgaire [Thymus vulgaris]
Hysope officinale [Hyssopus officinalis]

On considère que l’ensemble des huiles essentielles et essences destinées aux enfants et aux bébés peuvent être utilisées par la femme enceinte, avec précaution, bien entendu : lavande fine, bois de rose, arbre à thé, mandarine, citron, etc.


06/ Conseils

> Conservation

En règle générale, on compte 2 ans pour les essences d'agrumes qui s'oxydent plus rapidement que les huiles essentielles qui, elles, pourront être conservées 5 ans, à condition de réserver aux unes et aux autres un minium d'égard : on les placera à l'abri de la lumière et de l'humidité, on refermera correctement les flacons après emploi, d'une part pour éviter l'évaporation, d'autre part afin que les petites mains ne s'amusent pas avec leur contenu. On placera donc les flacons hors de portée des enfants.

> Ingestion accidentelle

En cas d'absorption accidentelle – ce qui vaut autant pour les enfants que pour les adultes – absorbez ou faites absorber une certaine quantité d'huile végétale [olive ou tournesol], puis prenez contact avec le centre antipoison le plus proche auquel vous communiquerez la nature de l'huile essentielle ou de l'essence avalée.

> Application accidentelle

Vous venez de manipuler une huile essentielle ou une essence et, par mégarde, vous vous êtres frotté les yeux ? Pour rincer vos yeux, utilisez une huile végétale. Mais jamais d'eau, cela serait tout à fait inefficace.


07/ Huiles essentielles au cas par cas

* Absinthe : hépatotoxique. Accidents nerveux à hautes doses.
* Anis vert : accidents nerveux à hautes doses.
* Basilic commun : à éviter en cas d'épilepsie.
* Cannelle de Ceylan : à éviter en interne chez les personnes qui souffrent d'ulcères gastriques notamment.
* Ciste ladanifère : à mélanger impérativement avant tout emploi cutané.
* Citronnelle de Ceylan : à éviter en cas de cardiopathie, elle accélère le rythme cardiaque.
* Eucalyptus globuleux : en raison de l'eucalyptol qu'elle contient, cette huile essentielle peut accélérer le métabolisme de certains médicaments.
* Fenouil : convulsivante à hautes doses, peut provoquer une crise d'épilepsie. Rend timoré.
* Genévrier commun : à éviter en cas de problèmes rénaux.
* Giroflier : à la dose de un gramme par jour, des phénomènes toxiques apparaissent. Puis troubles graves au niveau des centres nerveux supérieurs.
* Hysope officinale : toxique et épileptisante à hautes doses. Rend agressif.
* Mélisse officinale : à la dose de deux grammes par jour à jeun, on observe une lassitude, un engourdissement, un sommeil accompagné d'un ralentissement respiratoire ainsi qu'une baisse de la tension artérielle.
* Menthe poivrée : à éviter le soir, entrave le sommeil, ainsi qu'en bain, un choc thermique étant possible. Accidents nerveux possibles à hautes doses.
* Origan vulgaire : excito-stupéfiante, convulsions possibles après ingestion.
* Romarin officinal : à éviter en cas d'épilepsie et d'hypertension. Le romarin [spécificité biochimique à camphre] doit être évité par les personnes allergiques au camphre [boursouflures, rougeurs, sensations douloureuses localisées possibles par usage externe]. Rend timoré.
* Santal blanc : à hautes doses provoque sensation de soif et nausées.
* Sauge officinale : contient des principes actifs neurotoxiques [deux fois plus toxiques que l'absinthe], épileptisante, hépatotoxique. Quelques gouttes de cette huile essentielle tueraient un chien de taille moyenne.
* Thuya : convulsivante.
* Thym vulgaire : en fonction des chémotypes [il en existe sept], le thym est hépatotoxique
et irritant pour la peau [thym à thymol]. On évitera l'emploi de ce chémotype en cas d'hypertension, d'hyperthyroïdie et d'épilepsie et on lui préfèrera un chémotype moins agressif.

Sources :

-L aromathérapie, Jean Valnet, Maloine, 1984.
-Huiles essentielles, Marie-France Muller, Hachette Pratique, 2006.
-Les huiles essentielles, ça marche! Danièle Festy, Leduc. S Éditions, 2003.
-Laboratoire Ladrôme, Die [26], France.
-Laboratoire Abiessence, La Source [42], France.
-Laboratoire Cosbionat, Vendôme [70], France.
-Laboratoire Omega Pharma, Châtillon [92], France.
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