DIEU INCA : VIRACOCHA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

DIEU INCA : VIRACOCHA

Message  Invité le Mar 10 Avr - 10:57

VIRACOCHA :


Viracocha est le principal dieu des Incas, dieu créateur, roi de la foudre et des tempêtes. Il est parfois représenté comme un vieil homme portant une barbe (symbole du dieu de l'eau), une longue robe et transportant un sac.

Aussi orthographié Huiracocha, Wiracocha ou Wiraqocha, il était à l'origine adoré par les premiers habitants du Pérou et il fut intégré relativement récemment au Panthéon Inca, probablement sous l'empereur Viracocha Inca (mort en 1438), qui a pris le nom du dieu.

Avant Viracocha, le monde était sombre. Viracocha créa le soleil à qui il commanda de se lever derrière une roche noire, l'île du soleil qui émergeait du lac Titicaca. Il créa aussi la lune et les étoiles. Ensuite, Viracocha créa les tribus des Andes, qui sortirent des grottes, des sources au milieu de leur territoire respectif. Il leur attribua à chacune un costume, une langue et des traditions.

Selon Thor Heyerdahl (Early man and the ocean, 1978) le personnage mythique de Viracocha existe dans une mutlitude de civilisations préeuropéennes d'Amérique du Sud et Centrale. Selon les différentes légendes de ces peuples, ce personnage aurait été de grande taille, de peau claire, avec une longue barbe et une grande toge, d'un style similaire à un moine. Il aurait suivi une route allant du Nord vers le Sud, civilisant suivant ces légendes les différents peuples qui se trouvaient sur son passage et leur donnant des valeurs et des techniques, les faisant passer du statut de sauvage à celui d'homme civilisé. Viracocha se présentait comme étant le fils du soleil.

Pour différentes raisons, il changeait de lieu, continuant sa route vers le Sud, jusqu'à quitter définitivement le continent américain sur un bateau partant vers l'ouest et la Polynésie.

Les différentes légendes concordent au niveau des qualités de Viracocha et de l'autorité naturelle qu'elles lui conféraient. Cette divinité porte différents noms en fonction des différents peuples, Viracocha, Quetzacoatl, Con, Tici..., mais garde ses attributs essentiels de fondateur de la civilisation.

La confusion entre ce dieu, qui était censé revenir, et les Européens aux traits physiques semblables (grands, de peau claire, barbus) explique la facilité avec à laquelle les Espagnols, et plus particulièrement les aventuriers Hernán Cortés et Francisco Pizarro (qui furent considérés par les autorités espagnoles hors la loi pour leurs expéditions), conquirent les puissants empires aztèques et incas. Ceci est toutefois aussi attribué à Quetzalcóatl.


Mythe : Les derniers jours de Viracocha sur terre.


" Viracocha, très âgé, se préparait à quitter la terre. Il rencontra avant le père de Manco Capac ("apu tambo") à qui il confia un morceau de son bâton. Manco Capac deviendra le premier empereur mythique Inca. Ensuite Viracocha quitta le monde par la rivière Cachamarca."

Dans les mythes, les Dieux sont souvent associés à des planètes. On attribue Saturne à Viracocha alors que le peuple inca se considère comme le peuple de Jupiter. La rencontre de Viracocha et le père de Manco Capac devait se traduire par une conjonction de Saturne et Jupiter (a lieu tous les 20 ans).

Après une observation minutieuse de l'année 650, il y a une conjonction entre les Jupiter et Saturne au couché du soleil au gémeaux. Il s'agit tout juste de l'endroit exact où se trouve l'entrée du monde surnaturel des Dieux. Et exactement, le lendemain matin, apparaît un divorce entre la voie lactée et le soleil, contrairement aux années précédentes. Le pont est rompu entre la terre et les dieux. Il est temps pour Viracocha de rejoindre l'autre monde.

Depuis toujours, les peuples andins avaient observés les étoiles et ceux-ci avaient constaté que chaque apparition ou disparition de la voie lactée à partir de 200 av. J-C correspond précisément au moment les plus important et souvent dramatique de l'histoire andine, et cela n'avait pas échappé aux Incas. Ces coïncidences entre événements célestes et faits réels vont mener les incas à croire que l'astronomie détenait le secret de leur destin.

Les incas étudiant les cieux ont cru pouvoir relier astronomie et destin. En quête de sens sur la mécanique céleste, il pense pouvoir y lire leur destin.

Autre fait troublant, un siècle avant l'arrivée des espagnols, l'empereur de l'époque fait la prédiction suivante: 5 empereurs me succéderont avant la destruction totale de l'empire . Le cinquième était Atahuallpa lors de la conquête espagnole. Cette prophétie dérange car certains disent qu'elle a été inventée à posteriori.

" Au milieu de la voie lactée, un lama se rend à la rivière chacune des nuits et boit tout son content d'eau sinon le monde serait noyé."

Depuis toujours, au solstice, la constellation du lama présent dans la voie lactée qui annonce l'endroit où se lève le soleil. En 1432, ce lien entre soleil et voie lactée n'est plus que ténu. Un siècle plus tard, la voie lactée faussera compagnie au soleil. Ce qui, dans la vision cosmogonique inca, romprait un pont entre le ciel et la terre. Un horrible parallèle avec ce qui s'est passé en 650 se dessine. A l'aube du solstice d'été 1532, la voie lactée à perdu contact avec l'horizon au lever du soleil, c'est alors que les espagnols arrivent.

Le 15 novembre 1532, 170 espagnols en position affaiblie battent 40000 incas. Les espagnols ne sont que l'instrument du destin. Avant même l'arrivée des espagnols, les incas avaient vu leurs ruines dans les étoiles et cela les a conduit à leur perte.



Source : perso.infonie




Hymne au dieu inca Viracocha.


O Viracocha, seigneur de l'univers,
que tu sois mâle,
que tu sois femme,
seigneur de la reproduction,
où que tu puisses être,
seigneur de divination,
où es-tu?
Tu peux être en haut,
tu peux être en bas,
ou peut-être alentour,
Avec ton splendide trône et ton sceptre!

Deh, écoute moi!
Du haut du ciel,
où peut-être tu es,
de la mer là-bas,
où peut-être tu es.
Créateur du monde,
faiseur de tous les hommes,
seigneur de tous les seigneurs,
mes yeux m'abandonnent
par désir de te voir,
par seul désir de te connaître.

Puissé-je t'admirer,
puissé-je te connaître
puissé-je te contempler,
puissé-je te comprendre.
Tourne donc ton regard sur moi,
puisque tu me connais,
Le soleil, la lune,
le jour, la nuit, le printemps, l'hiver,
ne sont pas vainement commandés
par toi, o Viracocha!

Eux tous se meuvent
Vers un lieu déterminé :
tous arrivent à leur fin,
là où il te plaît.
Ton sceptre royal tu le gouvernes.
Deh, écoute-moi!
Fais que je ne me fatigue,
ni ne meure.



Traduction d'un texte de l'Inca Garcilaso De La Vega







Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum